MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PURL1QUE ET DES REÀUX-ARTS
MÉMOIRES
PUBLIÉS
PAR LES MEMBRES
L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
DU CAIRE
SOUS LA DIRECTION DE M. É. CHASSINAT
TOME NEUVIÈME
LE CAIRE
IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
1904
Tous droits de reproduction réservés
MÉMOIRES
PUBLIÉS
PAR LES MEMBRES
DE
L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENT ALE
DD CAIRE
TOME NEUVIÈME
FRAGMENTS
D’APOCRYPHES COPTES
PAR
M. PIERRE LACAU
INTRODUCTION.
Les fragments de manuscrits coptes provenant du Couvent d’Amba
v
Senoudah sont maintenant dispersés dans toutes les collections de
l’Europe. La tâche des éditeurs est par suite assez difficile. Recon-
stituer chaque manuscrit me semble chose impossible pour le moment :
les catalogues des bibliothèques n’étant pas achevés, les recherches
sur place seraient par trop longues. Le plus simple peut-être, c’est
que chaque dépôt édite les fragments qu’il possède en les ratta-
chant autant que faire se peut, aux fragment» déjà connus qui sont
conservés ailleurs. Ce travail est forcément provisoire, mais c’est je
crois, le seul qui soit possible actuellement; le classement définitif
viendra plus tard.
La Bibliothèque Nationale de Paris possède le lot le plus considé-
rable de ces manuscrits et ils présentent pour nous un intérêt spécial :
la provenance de tous les fragments est certaine car ils ont été achetés
au couvent même par M. Maspero U) . En les comparant aux feuillets
conservés dans d’autres bibliothèques et qui ont été visiblement
arrachés aux mêmes manuscrits on fixe l’origine de ces derniers qui
le plus souvent n’est pas connue. M. Maspero a commencé à éditer
ces fragments de Paris dans les Mémoires de la mission française au
^ Sur la trouvaille, voir Maspero, Fragments de la version thébaine de l’Ancien Testa-
ment, dans Mémoires de la mission française au Caire, t. VI, p. 1 . - — A ce fond est venu
se joindre plus tard le résultat de la mission Amélineau.
II
Caire w. M. Bouriant® et M. Amélineau P> en ont fait connaître égale-
ment des parties considérables. J’ai voulu contribuer pour ma part à
la publication de ces textes.
Je me suis attaché aux ouvrages apocryphes. Il est inutile d’in-
sister sur leur intérêt. II suffit de rappeler que pour la plupart d’entre
eux les originaux grecs sont perdus : la traduction copte demeure
jusqu’à présent notre seule source d’information. Je publie dans ce
premier volume les textes relatifs à la vie du Christ (Évangiles) et je
continuerai par ceux qui se rapportent à la vie de la Vierge, à la vie de
Joseph et à celle des Apôtres w.
Voici comment j’ai compris ce travail. Il fallait commencer par
rattacher les uns aux autres tous les feuillets qui proviennent d’un
même manuscrit. On ne peut évidemment éditer sur le même plan
des fragments d’un même texte tirés de deux manuscrits différents.
J’ai opéré ce classement pour six manuscrits dont les feuillets se
W Maspero, Fragments de la version thébaine de l’Ancien Testament, dans Mémoires de
la mission française au Caire, t. VI (1892).
Bouriant, I, Actes du Concile d’Ephèse; II, Eloge del’Apa Victor, fils de Romanos, dans
Mémoires de la mission française au Caire, t. VIII ( 1 892-1 893).
( 3 I Amélineau, Monuments pour servir à l’histoire de l’Egypte chrétienne aux ir-m e siècles,
dans Mémoires de la mission française au Caire, t, IV, 2 e fascicule (1895).
W Ce volume n’aura pas de suite. M. Révillout vient d’entreprendre la publication
de tous les apocryphes coptes dans la collection des écrivains chrétiens orientaux
commencée par Monseigneur Graffin. Il a donné une analyse détaillée des manuscrits
de la Nationale dans une communication faite à l’Académie des inscriptions et belles-
lettres (Comptes rendus des séances, juin 1903, p. 2A6) et son étude porte précisément
sur tous les textes dont je m’occupe ici. Autant il est intéressant de reprendre l’étude
d’un texte édité, autant il est inutile d’en faire deux éditions simultanées. Malheu-
reusement j’ai connu trop tard le projet de M. Révillout pour arrêter l’impression de ce
premier volume qui se trouve ainsi remplacé avant même d’être achevé. J’espère
cependant que mon travail ne fera pas tout à fait double emploi avec le sien : les
planches auront leur utilité pour la paléographie et le texte pourra servir à titre de
collation.
1
III
trouvent dispersés dans les trois volumes qui sont cotés « Copte 7 8 ,
Copte 1 2 9 17 et 1 2 9 18 v w.
Le seul guide pour se retrouver parmi les fragments d’Akhmîm
est un catalogue rédigé par M. Amélineau. Ce catalogue n’a pas été
imprimé mais il est à la disposition des lecteurs dans la salle de travail
de la Bibliothèque Nationale. C’est là le classement dont il faut partir :
il est on le verra assez sommaire (2) . Les feuillets ont été rapprochés
d’après leur contenu et non d’après les caractéristiques paléogra-
phiques qui permettent de les rattacher à un même volume. J’ai fait ici
le travail inverse t3) .
J’ai donné la reproduction phototypique d’une page de chaque
manuscrit (pl. I-Vl). Ces reproductions permettent seules d’identi-
fier facilement les feuillets appartenant aux mêmes manuscrits qui
peuvent se trouver dans d’autres dépôts. L’ensemble des planches
formera un répertoire paléographique intéressant qui permettra de
suivre le développement de l’écriture dans une localité déterminée
(Akhmîm).
Le classement des feuillets une fois opéré , j’ai publié les textes tels
qu’ils se présentent dans chaque manuscrit, avec toutes leurs parti-
Quelques feuillets appartenant à l’un ou à l’autre de ces manuscrits peuvent
se trouver relies par erreur dans les autres volumes qui renferment des fragments
d Akmim en particulier dans les volumes contenant des fragments de sermons. On sait
combien il est difficile de classer un feuillet d’après son contenu souvent très court et.
peu clair. J ai du renoncer pour le moment à parcourir tous les volumes pour m’en
assurer : c’est un travail à reprendre.
11 ne faut pas oublier qu il s agit d un ouvrage manuscrit qui aurait sans doute reçu
des modifications à l’impression.
Il Au moment de la reliure des modifications se sont produites dans l’ordre des
feuillets par suite de 1 intercalation de nouveaux fragments, de sorte que les numéros
du volume relié ne correspondent plus à ceux du catalogue manuscrit. J’ai toujours
donné en note ces derniers numéros à côté des autres.
IV
\
cularités d’orthographe , d’accentuation et de ponctuation w. Ces détails
ont leur importance pour l’identification des morceaux d’un même
volume. J’ai voulu simplement mettre à la disposition des lecteurs les
éléments que fournissent les manuscrits pour l’établissement d’un
texte critique.
Quant à la traduction, toute provisoire d’ailleurs, que j’ai donnée,
elle suffira aux historiens du christianisme pour reconnaître la nature
et l’importance de ces documents. Ils soulèvent des problèmes nom-
breux qu i! ne m’appartient pas d’aborder. Les notes n’ont d autre
but que d’épargner quelques recherches au lecteur : je me suis abstenu
de tout commentaire théologique ou historique.
Le Caire, 20 mars 190&.
P. Lacau.
W Les crochets [ ] indiquent les restitutions.
Les points ... indiquent approximativement le nombre de lettres disparues.
L’astérisque * placé sous une lettre indique qu’il en subsiste des traces mais que sa
lecture reste matériellement douteuse.
C-,
1.
ACTA PILATI.
Le couvent d’Àmba Seuoudah possédait une traduction copte de cet apocryphe
célèbre. Le manuscrit de cette traduction ne m’est connu que par deux feuillets
seulement qui appartiennent à la Bibliothèque Nationale de Paris. Ils sont reliés
dans la collection des fragments de manuscrits provenant de la trouvaille de
M. Maspero, sous les cotes suivantes :
Feuillet kz-kh (1) = Copte 129 17 , folio 5o (= 45 du Cat. man.).
Feuillet [xx-âb] (2) - Copte 1 29 18 , folio 1 4o (= 54 du Cat. man.).
Voici la description de ces deux feuillets^ :
Parchemin. Hauteur (actuelle) o m. 33 cent, (tous deux sont sûrement rognés
par le haut). Largeur (reelle) o m. 26 cent. — Le premier feuillet est paginé
kz-kh , le second a perdu sa pagination, mais ce devait être sûrement le feuillet
[xx]-(xb]. En effet, l’étendue du texte qui sépare ces deux fragments dans les
versions grecque et copte du même ouvrage, correspond très exactement à
quatie colonnes, cest-a-dire quun seul feuillet a disparu entre les deux qui
nous restent. — Le texte est écrit sur deux colonnes de trente-deux lignes (une
seule colonne a trente et une lignes). Haut, de la colonne o m. 2 55 mil!. Pour
le type de l’écriture voir la planche I.
Les majuscules, très grandes, sont mises en marge et rehaussées de rouge.
Au-dessous des majuscules delà première colonne le signe p en rouge avec la pointe
W Le catalogue manuscrit porte : «y, fol. 45. Apocryphe sur la Passion, un feuillet paginé kz-kh.
Inc Exit »
{î) Le catalogue manuscrit porte : <rp', fol. 54. Fragment sur la passion
” Il s agit sûrement d’un manuscrit spécial de cet ouvrage et non de citations introduites dans une
œuvre differente. Dans les sermons on rencontre parfois de longs extraits d’écrits apocryphes. Par
exemple dans 1 29 ”, fol. 5a , on trouve justement un passage tiré des Acta Pilati. Mais dans les deux
euillets qui nous occupent il faudrait supposer des citations par trop longues. En outre l’étendue du
te qui précédait kz correspond parfaitement a 5a colonnes ou a 6 pages de texte : l’ouvrage com-
mençait donc avec la page t du manuscrit.
Mémoires, t. IX.
î
2
P. LACAU.
du milieu en vert. Au-dessus des majuscules de la deuxième colonne le signe
-f-, en noir rehaussé de rouge.
Le <J> est rehaussé de rouge. Les lettres y , x , X , quand elles se trouvent
à la première ligne en haut dune colonne deviennent majuscules et sont ornées de
rouge. On trouve comme ponctuation ■ , * i • •> > • 5
sont rehaussés de rouge. Sur le 1 on rencontre un point, deux points ou trois
points sans règle. Le e est remplacé par un point placé au-dessus de la lettre
suivante : ce point prend aussi la forme d’un tiret très petit sans qu’on puisse
souvent distinguer entre les deux. Les traits placés au-dessus des mots en
abrégé comme ïc, et au-dessus des mots hébreux de la page [ab] (col. 2 ),
sont ornés de rouge. ___ r
Le feuillet kz-kh est assez bien conservé. Le feuillet [aa-ab] est rogne
en haut et très sali; l’angle supérieur à gauche est arraché; un trou en bas à
droite.
Les Acta Pilati nous sont déjà connus en copte par un manuscrit de Turin sur
papyrus. Ce manuscrit a été édité par Fr. Rossi « dans les Memorie délia Reale
Acàdemia delle Scienze di Torino, série II, tome XXXV. Cette version copte a été
traduite en latin par Peyron (2) et sa traduction communiquée à Tischendorf a été
insérée par ce dernier dans son édition des Acta Pilati.
L’édition critique des versions grecques et latines a été donnée par Tischendorf
dans les Evangelia Apocrypha (1876), p. 2 io -388 et liv-lxxv. Enfin on
trouvera une traduction française de cet apocryphe dans Migne, Dictionnaire des
apocryphes , p. 1087-1 1 38 .
La traduction copte qui nous est déjà connue diffère sensiblement des deux
recensions grecques et de la recension latine éditées par Tischendorf. Elle a été
faite évidemment sur un original grec indépendant de tous les manuscrits qui nous
sont parvenus. Or la nouvelle traduction copte dont je publie aujourd hui deux
fragments diffère à la fois , et de cette première version copte et de toutes les versions
grecques ou latines. On verra que les différences sont considérables. Ce texte
a donc pour nous une double importance. Il nous prouve 1 existence d une nou-
velle recension grecque tout à fait distincte de celles, pourtant très nombreuses,
qui ont été retrouvées jusqu’ici. Il nous montre une fois de plus que le travail
de traduction des ouvrages grecs par les moines coptes a dû se faire dans les
(D Trascrizione di un Codice copto del Museo Egizio di Torino.
( 2 ) Il a utilisé le manuscrit copte qui était alors inédit, dans son Lexicon hnguœ copticœ (i 835) ou il
le cite sous la forme «Pap. Il*>.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 3
divers couvents d’une manière absolument indépendante et sur des originaux
différents.
Le texte du feuillet kz_kh = chap. IX, se retrouve :
i° En grec dans Tischendorf, p. 2 A 0 , chap. IX, 1. 3 et seq.
2 ° En latin dans Tischendorf, p. 358,1. 3 et seq.
3 ° En copte dans Rossi, p. 3o (du tirage à part), col. 9 , 1 . 1 à et seq.
Le texte du feuillet [ÂÂ]-[âb] = chap. X-XI, se retrouve :
i° En grec dans Tischendorf, p. 2 A 6 , 1. 6 et seq.
2 0 En latin dans Tischendorf, p. 3 61 , 1. 8 et seq.
3° En copte dans Rossi, p. 3 A , col. 1 , 1. 1 A et seq.
Je donnerai plus loin une traduction des deux morceaux dont je publie le texte
pour pouvoir faire ressortir plus clairement en quoi notre nouvelle version se
distingue des autres.
Je relèverai seulement les différences principales : il ne s’agit pas, nous le
verrons, de deux exemplaires d’un même texte mais de deux rédactions d’un
même ouvrage.
On peut négliger presque complètement la version grecque B de Tischendorf:
j indiquerai seulement les points communs entre cette version et la notre, les
différences sont beaucoup trop nombreuses pour qu’il soit possible de les signaler.
Au point de vue de l’orthographe on peut remarquer que le 6 est très souvent
écrit, bien que ce ne soit pas une règle fixe.
[kz] Ligne h. t6ncooyn pour tncooyn.
— Ligne 3a. Le e de epou a été répété par erreur au commencement de la colonne
suivante.
— Ligie 35. hht 6 n pour nhtn. Mais dans kh, ligne 10 , on a nhtn.
— Ligne 5a. ntgk pour ntk.
— Ligne 58. eppo pour ppo. — Lignes 5A et 62 , on a nppo; [ab] ligne 17 ,
MN'Yppo.
- — Ligne 60 . eTpeuepepo pour eTpeupppo.
[kh] Ligne g. nngtgp pour nngtp.
Ligie 16 . X<i6NTHYTN pour AGNTHYTN.
— Ligie ho. neTNNOY're, le premier n d’abord oublié a été ajoute entre t et
NOYT6.
— Ligne 5 à. tgt6n.3C.cd pour T6TN3CCD.
k
P. LACAU.
S
[\\] Ligne 8 . eecDtDpei pour eecupei qu’on rencontre dans l’autre version copte.
— Ligne 20 . Le point après gak est évidemment une erreur.
— Ligne 5 g. kgpsotg pour Kpaoxe.
[Â5] Ligne 6. MneHepxAAY pour MneqpxAAY*
— Ligne g. ayontm pour ayntm.
— Ligne 28 . N^cenco pour nxïïco. Cf. ligne 3â, Nirr^TG.
— Ligne 3g. epcNAY pour Fcnay-
— Ligne 60 . epKAKG pour pkakg.
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
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TRADUCTION (I) .
Chapitre IX. —[II leur dit:* Que ferai-je] car une révolte (o7«w) se produit® ».
Us ] ni répondirent : * Quant à nous, nous savons que cet homme est juste ( Six&ios') * *,
c’est eux que cela regarde*.
Et (li) Pilate s’adressant® à toute la foule des Juifs leur dit : * Vous avez ici
une loi ( v6px>s ) (5) qui veut que je vous délivre quelqu’un pour (xard) la fête.
Or {yàp) ® vous avez ici un prisonnier qui est un meurtier (<3ovsvs), on l’ap-
pelle du nom de Barabbas et (vous avez) aussi Jésus, celui qui se tient là devant
vous et contre lequel je ne trouve aucun motif de mort®. | Lequel de ces deux
hommes ® voulez-vous que je vous délivre?» Ils s’écrièrent : *Délivre-nous
Barabbas (9) *. Il leur dit encore : «Que ferai-je donc de Jésus* 10 * qu’on appelle
le Christ?» Ils lui répondirent: <r Crucifie-le (oÇavpovv')*. D’autres encore parmi
les Juifs disaient : *Si tu délivres cet homme, tu n’es pas l’ami du roi* 11 *, car il
a dit : * Je suis fils de Dieu» et aussi * Je suis roi». Peut-être bien (râ^a) désires-tu
vraiment qu’il règne sur nous plutôt que le roi César* 12 * ».
I Voici les abréviations que ] emploie :
Copt. — manuscrit copte de Turin.
Gr- À, B f G, etc. = les différents manuscrits de la version grecque A collationnés par Tisehendorf.
Lat À. B, G. nie. « les différents manuscrits de ia version latine collationnés par Tisehendorf.
^ K/. Ligne a. Copt. fMnxxoc « èv râ> Xaû est omis ici comme dans Gr. B.
Lignes xnon . . . * . neïpu>Me. Cette phrase qui donne un sens excellent ne se trouve dans
aucune des autres versions. Toutes donnent : ÿfietsoüx <t nos nescimus^ = xnon tntnco
o V» am (faute évidente dans le copte).
II Ligne io. Copt. « xqeiNe on MfiMHHU^e au lieu de x mxx*roc Moyre enHHHcye.
Ligne 16 . Toutes les versions grecques ont le mot evtnfdstx = Copt. cyiiyo(i)x = Lat. « consue-
tudo* au lieu de nomoc.
5 Lignes 20 - 26 . oynthtn rxp bxpxbeac. Cette phrase diffère de celle donnée par
toutes les autres versions, elle se rapproche surtout du manuscrit B.
71 Lignes 3i-3a. Copt. xoise = dans toutes les versions grecques ahîa. Le latin seul donner causa
morlisn = xouye HMoy.
8 Ligne 36. MneïfcNxy , ne se trouve que dans Lat. D = rex his duobus».
(9) Ligne 38-3 g. Conforme au latin seulement = «Barabbamdimitte nobis».
< 10) Ligne ùi. -rxpoy <?e. . . Cette leçon corrige le manuscrit copte de Turin qui porte xxxo ee.
C’est une faute évidente : xo n’a pas de sens ici.
(11) Dans le manuscrit copte de Turin la phrase est fautive; la négation manque.
21 Lignes 58-63. txxx peu nxicxp. Cette rédaction diffère de toutes les autres et donne un
seos meilleur.
KZ Col.
Col. 3
Mémoires, t. IX.
2
10
P. LACAU.
KH CoLl.
Col. 2.
xx Col.i .
Col. 2.
| Pilate s’irrita et dit aux Juifs : «En vérité (àAj?0cüs) votre race (ê19i>os) est tou-
jours en révolte (<T7acrt<x£eti') et vous entrez en contestation (àvT iXéyeiv) avec ceux
qui vous font du bien». Les Juifs lui dirent : rrQui sont nos bienfaiteurs?* 1 *». Il
leur dit : * Votre dieu* 2 * vous a tiré d’un dur esclavage (en vous faisant sortir)
de la terre d’Égypte et il vous a fait passer (3) à travers la mer (B-âXouro-a) comme
à travers un endroit sec. Il vous a nourris avec la manne dans le désert ( ê'pn^os )
et il vous a amené des cailles. Il vous a désaltérés | avec l’eau sortie d’un rocher
(-ffé-rpa) et il vous a donné une loi ( v6[ios ). Et (£i) malgré tout cela vous avez
irrité votre dieu : vous avez fabriqué un veau dans le désert; vous l’avez adoré.
Et Dieu a voulu vous faire mourir, jusqu’au moment où Moïse eût intercédé
(f lstolvosïv ) pour vous, afin que vous ne périssiez pas. Et maintenant encore vous
me dites à moi : «Tu hais le roi César». Et (<5e) en même temps (5) Pilate se
levant du tribunal (fSûpa) voulut se retirer (âv<xxupeïv). Ils s’écrièrent
Chapitre X. — Et les soldats se partagèrent entre eux ses vêtements. Et tout
le peuple (Xao?) se tenait là le regardant (Q-ewpsïv)^. Les archiprêtres [àpxispevs)
et les princes (a px wv ) se moquaient de lui en disant : rr II sauvait les autres, n’a-t-il
pas le pouvoir (7) de se sauver lui-même, s’il est vraiment le fils élu (8) de Dieu?».
Et les soldats riaient de lui : s’approchant avec du vinaigre (9) , ils disaient : rrSi
tu es vraiment * 10) le fils de Dieu, sauve-toi toi-même». Pilate ordonna (jceÀeveiv)
| après le jugement (à 7 rô<j 3 a< 7 is) d’écrire le motif de sa condamnation (airta)
sur un écriteau (titAos) rédigé en hébreu (èëpcùos), en latin (fapaïos) et
en grec et tel que (xarâ) les Juifs l’avaient formulé [ : c» Il est le roi des
Juifs» * n *.]
W kh Lignes 1 3 . Copt. nim neTp neTNANoyq.
( 2 ) Ligne 1 5. La phrase: às àxobcû. . .= Copt. KXTxee ntaiccdtm est omise ici comme dans
le latin et dans la plupart des manuscrits grecs.
( 5 ) Ligne 32. ximogit =* ôhrjyrjcFev, GrecB a et cf. Lat. D ba : ctper mare duxit vos». Toutes les autres
versions diffèrent.
( 4 ) Lignes àS- 44 . xTeTNGyœuJV nxm manque dans toutes les versions. Le copte est très abrégé ici.
(6) Ligne 5 g. ntêynoy manque dans toutes les versions,
të) [Xk] Ligne 7. thpm manque dans toutes les versions.
( 7 ) Lignes 1 6-si. Rédaction qui diffère de toutes les autres. Se rapproche surtout du Latin G et du
Grec A a C\
Ligne 20. nccurtT nujhpg. Même leçon dans Copt. et dans Lat. G.
Ligne ü6. Msrà xo'kys = Copt. 2iciqje, est omis ici comme dans Gr. B a Ven.
Uo) Ligne 28. ecyxe = si <rù sL Gomme dans Gr. A, G; cf. le latin et le copte.
Ligne 42. Cette dernière phrase a été sautée; elle se trouve dans tous les autres textes.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. H
El un des voleurs qui était en croix en même temps que lui (l) et dont le
nom étftil K estas lui dit : ffSi tu es fils de Dieu, sauve-toi et sauve-nous aussi
avec toi"'. L autre voleur dont le nom était Demas, lui répondit en lui faisant
des reprochés ( ènmfjiàv) : ?c N’as-tu donc aucune crainte de Dieu parce que nous
nous trouvons^ subir la même condamnation que lui.* | Car (yàp)
pour nous, nous subissons justement (Atxaiois-) ce que méritaient xarà) nos
actions, mais (Se) lui au contraire qui n’a fait aucun mal (axoTror) (3) , ni rien
qui méritât la mort, on Ta conduit jusqu’ici Et (Aé) Démas se retourna (5) et dit
à Jésus : rcMon Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras entré (6) dans ton
royaume saint et glorieux Jésus lui dit : cr Amen, je te le dis, tu seras aujour-
d'hui avec moi dans mon Paradis (^rapaSetaos) (8) ».
Chapitre XI. — Or ( yàp ) on était à la sixième heure : des ténèbres se produi-
sirent sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. | Le soleil s’obscurcit ;
le voile (xaTOŒhacrfjict) du temple se fendit du haut en bas et se partagea en
deux (9) . Jésus s’écria dune voix forte : trMon père, a § iqlSclx • QpxtSpov - xèûôvai -
dpooL * (ToiëijX * ÀovrçÀ • e\c*)6i • eÀejx&s’ * aêaxSavet • opiwd * fuo6 • ovauxÔ • aovv • 'Gfsptvyjd •
teodoLT ^ l0 ^. C’est la prière ^pocrevyrj^ du Sauveur (cr«or??p) quand il était sur la
1,1 Ligne UU. NÎÎMxq. Gf. Gr. B.
,2) Ligne 6 a. enoioon. L’autre texte copte a également la première personne du pluriel. Toutes
les autres versions ont la seconde personne du singulier.
(s) [xa] Ligne 7. xxoiion. = Gr. A, B donnent seuls iroirov.
(4! Lignes 8-10. xyo> eneNnujx ènetMx. Toute celte phrase n'existe dans aucune autre
version.
l5) Ligne 11. xskots. Ce trait se retrouve dans la seconde version grecque.
l$) Ligne i5. eKcyxNei = Ôtolv i\drjs. Gr. B, C, etc. = Copt. eKcpxNei.
'* Lignes 17-19. eToyxxB xycn ex-rxiHy. Ces mots n’existent dans aucune version.
8! Ligne a 5 . nxnxrxxicoc n’existe dans aucune version.
» Lignes 35 - 3 g. Cf. l’autre version copte et la version grecque A : «Eins Cors. Fabr».
(10) Lignes 4 a- 5 i.Ces paroles transcrites de l’hébreu ne se retrouvent aussi développées dans aucune
autre version. Le texte copte na aucune phrase en hébreu. Les textes grecs (recension A) donnent
seulement : fiitStax eÇxiS pove A(avecde nombreuses variantes d’orthographe) elils ajoutent la traduc-
tion de cette phrase en grec. Elle correspond, comme le dit Tischendorf,au Ps., 3o, v. 6 : TpBN ypa
,nn - Le» textes grecs de la recension B ne donnent rien. Les textes latins C et P r donnent une phrase
tout à fait déGgurée et la font suivre d’une traduction. Dans D‘ hc on a «Hely Hely lama sabathani»
avec la traduction. Cette dernière phrase est celle de Matth., xxvii, 46 : H/a, ÈAi, Xagà rTzëxyû* v i ;
et Marc, xv, 34 : ÉAwt, ÉAwt, Xappà traga^aw'. Elle se retrouve dans notre texte sous la forme
excuei ■ 6X6mxc • xsxkxan6i. Je ne vois pas à quels mots hébreux peuvent correspondre les
autres membres de phrase dont nous avons ici la transcription copte (transcrite elle-même du grec
cela va sans dire).
XB CoLl.
Col. 2.
12
P. LACAU.
croix (c fiavpos ) à cause d’Adam (1) . Et (Si) à l’instant même où le Sauveur (<tûjt np)
prononça ces mots, l’air (àvp) fut transformé, le sol s’obscurcit, 1 abîme se
déchira, la voûte du ciel (</]spswp<x) fut ébranlée (2) .
U) Lignes 5 ü-55. Cette phrase qui ne se trouve dans aucune autre version a tout à fait l’allure
d’une glose marginale introduite par erreur dans le texte. Elle avait pour but d’expliquer la présence
des mots hébreux qui précèdent. Ni la glose , ni l’erreur ne sont dues au traducteur copte. Le mot
■apotrevx>j suffit à montrer que cette phrase existait dans l’original grec qu’il avait sous les yeux.
( 2 ) Lignes 55-63. Toute cette description des prodiges qui suivent la mort du Christ ne se trouve
pas dans les autres versions. Dans les textes grecs il y a une énumération d autres prodiges tout a
fait différents. Remarquer le parallélisme des termes : ahf opposé à ma et n o y n opposé à
CTGfecDMA. Je ne connais pas l'emploi de ma dans ce sens.
n.
ÉVANGILE (?) APOCRYPHE.
#
La Bibliothèque Nationale possède deux feuillets seulement du manuscrit de
cet Evangile (?). — Il proviennent du couvent d’Âmba benoudah.
Feuillet nt-N-A. ( |J = Copte 12g 17 , folio 3 y (= 3 i du Cat. man.).
Feuillet rïë-x= Copte 129 17 , folio 38 (•= 32 du Cat. man.).
En voici la description :
Parchemin. Hauteur (actuelle) o m. 2 7 cent, (les deux feuillets sont certai-
nement rognée en haut et en bas). Largeur (réelle) o m. 2 A cent. — Les
lettres de la pagination ïït-na et n0-î sont encadrées par une ornemen-
tation dessinée à l’encre noire et rehaussée de rouge (PI. II).
Le texte est écrit sur deux colonnes. Le nombre des lignes devait être assez
variable : nous avons dans ces quatre pages des colonnes de vingt-neuf, trente
et trente et une lignes. Réglage à la pointe sèche. Pour le type de l’écriture voir
la planche II®.
Les majuscules ne sont pas très grandes, elles sont placées en marge et rehaussées
de rouge. Pas d ornements. Dans les deux lettres p et ci) qui se trouvent en bas de la
colonne 2 page MP, la hastc inférieure est allongée et se termine par une fleurette
rouge. Comme ponctuation on rencontre uniquement le point qui est toujours
rehausse de muge. Au-dessus de la lettre 1 le plus souvent il n’y a rien; on trouve
quelquefois un point (qui a aussi 1 aspect d’un petit tiret) ou deux points, par
exemple à l'initiale dans ïcdch<]>, ïoyjv.Ai ou à la finale matâmoï, gimhtÏ.
Le petit Irait remplaçant e est assez régulièrement employé. Le trait placé au-
dessus du mot ïc est orné de rouge.
V/* ^^Aioumcia
nt-ha.; n©-ï. Inc. : Exit par une lacune car ie second feuillet est très endommagé
*‘ i Évangiles publiés sous le nom de Nicodème ou Actes de Pilate ne compren-
nent rien de semblable; cependant le fond est bien le même.»
Ce type d écriture me semble rare. Je n’ai encore trouvé aucun spécimen qui lui soit compa-
rable dans la collection des fragments provenant d’Amba Senoudah et actuellement conservés à la
Bibliothèque Nationale de Paris.
14
P. LACAU.
Le premier feuillet est rogné en haut et en bas, à droite une grande déchirure
entame le texte; le second feuillet a perdu toute la partie inférieure. Le parche-
min est devenu à demi-transparent : comme on peut le voir d’après la planche II,
les lettres du recto apparaissent au verso et réciproquement, ce qui rend la
lecture assez difficile.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 15
(Bibl. Nat. , Copte 1 39 17 , f 3 7 , r°.) _
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P. LACAU.
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(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 37, v°.)
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
17
(Bibl. Nat., Copte i29 17 , f° 38 , r°.)
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Ou De voit pas combien il manqué de lignes.
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P. LAGAU.
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(Bibl. Nat., Copte isg 17 , f° 38, y”.)
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U) On ne voit pas combien il manque de lignes.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
19
TRADUCTION.
Il (Pilate) s’adressa au deuxième et lui dit : « Je sais que tu es un homme beau- nt Col. i.
coup plus sincère que tous ceux-ci. Apprends-moi combien d’apôtres (àTiô&lo\os)
ont emporté le corps (cràpa) de Jésus dans le tombeau (t d£os). » II lui dit : tt Ils
sont venus au nombre de onze avec leurs disciples (fjuxtfuTjfc); ils l’ont emporté
en secret». Pilate s’éloigna de cet homme.
Il s’adressa au troisième et lui dit : tt Voici que j’attache un grand prix (wapd)
à ton témoignage. Qui est-ce qui a enlevé le corps (cr&îpa) de Jésus dans le
tombeau (râpo?)?» Il lui dit : tt C’est Joseph avec Nicodème et toute leur famille
(avyyèvsictj ».
Il s’adressa au quatrième et lui dit : «C’est toi qui es le chef parmi eux Col. a.
et j’ai placé tous ceux-ci sous ta direction. Apprends-moi maintenant ce qui
est arrivé. On vous a enlevé le corps (ewpa) du Christ dans le tombeau (ra <pos). »
U lui dit : « Prince, (? )yepév) notre maître, nous étions couchés, nous dormions
et nous ne savons pas qui l’a emporté. Seulement (eiaA-n) nous nous sommes levés,
nous avons cherché et nous ne l’avons pas trouvé nous
avons dit : « Qu’est-ce que ce bouleversement.»
Pilate dit aux Juifs et au centurion [êxarovrapyos) : «Voici ce qui arrive :
leurs paroles sont divisées | par le mensonge». Et il ordonna d’enfermer les dx Col. i.
soldats, pendant qu’il irait au tombeau (rdSos). Et (As) aussitôt il se leva
avec les principaux d’entre les Juifs, le centurion (xevrvpicov) et les archiprêtres
(èpytepsvs). Ils allèrent au tombeau (t clÇos) et trouvèrent les suaires (crivSôvtov)
posés à terre et sans cadavre.
Pilate leur dit: «0 (<3) hommes qui haïssez votre propre vie, s’ils avaient
enleve le corps (er&>p.a) ils auraient enlevé ^ le suaire avec lui». Mais (Aé)
ceux-ci lui dirent : «Tu ne vois pas, toi, que ces suaires (aivêoviov) ne sont pas
les siens mais (dXXd) ceux d’un autre (dXXoTj oto?)». Et (Aé) Pilate se souvint de
la parole de Jésus : «Il faut que de grands | prodiges se produisent dans mon Col. a.
tombeau (rd^os). » Et (Ai) Pilate entra le premier dans l’intérieur du sépulcre; il
saisit les suaires (mvSôvtov') de Jésus, il les pressa entre ses bras, il pleura sur
eux et les embrassa avec joie comme si (d>s) Jésus s’était trouvé enveloppé
dedans. Puis il aperçut le centurion (êxarévrapyos) qui se tenait à la porte du
sépulcre. Celui-ci n’avait qu’un seul œil, car son autre œil avait été atteint
Ligne î g. La forme ordinaire serait [n6ynxm]i, mais la lacune ne peut comprendre que
quatre lettres au plus.
3.
MO Col. 1
Col. 2
5 . Col. 1
Col. 2.
20 P. LACAU.
(zsXyat tsiv) dans un combat et il le couvrait parfois pour ne pas voir la lumière.
Et (Si) Pilate
Il manque les deux feuillets ng-nç et nz-nh.
. . . vous vous êtes rendus coupables touchant la vie du Seigneur, mais (àÀAà) la
violence ( opyy ) de son courroux est en train de marcher contre vous». Mais
(Ai) eux-mêmes ont livré leurs têtes à la condamnation (xpïpa) en disant : «Que
son sang et que sa mort (retombent) sur nous éternellement».
Et (Ai) Pilate dit au centurion (èxctTÔvvxp^os) : «O (« 5 ) mon frère ne donne
pas la pierre précieuse : tu l’as emportée en vain, grâce au mensonge et à la
haine des Juifs» (1) . Ensuite ( eha ) se tournant vers les Juifs il leur dit : «O (é5)
hommes
(ils conduisirent?) Pilate et le centurion (èxarôvTapxps) vers le puits d’eau qui se
trouvait dans le jardin et qui était creusé profondément. Moi Gamaliel je le
suivais aussi parmi la troupe (rdypa). Et ils regardèrent au fond du puits d’eau
et ils virent le cadavre qui se trouvait enveloppé et seul dans le puits. Et (Ai) les
Juifs s’écrièrent : «O (« 5 ) Pilate, voici le Magicien (2) (payos)
(Il leur demanda) : «Le corps (crcSpa) de Jésus qui est mort, est-ce celui-
ci? » Mais ( Ai ) eux répondirent : «Notre maître , ces suaires (mvSàvtov) que tu portes
ce sont ceux de Jésus, mais ( Ai ) ce corps (crw pa) que voici est celui du voleur
qui a été crucifié ( aTctvpow ) avec Jésus».
Or (Ai) la foule des Juifs s’éleva contre Joseph et Nicodème et voulut les jeter
au fond du puits où Pilate
(Alors Pilate se souvint des paroles) que Jésus lui avait dites : «les morts
ressusciteront dans mon tombeau (ràpos)». C’est pourquoi il s’adressa aux prin-
cipaux d’entre les Juifs et leur dit : « Vous croyez ( mcrlsveiv ) réellement que cet
homme est le Nazaréen?». Ils lui répondirent : «Nous le croyons», (-cn^sdem) Il
leur dit : «Il est convenable (< apènei ) de déposer son corps (<r £>pa) dans son
tombeau (r apos) où il était auparavant ® comme on le fait pour tous les morts».
W Je ne comprends pas à quoi ii est fait allusion ici.
Dans les écrits apocryphes, ce nom de « Magicien v est fréquemment appliqué par les Juifs
au Christ et à ses disciples. Cf. p. 90, 1 . 16.
^ NT 6 M 26 est pour MT6M2H.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
21
El fi U) il s'adressa aussi à Joseph et à Nicodème une seconde fois et leur dit :
Malgré les lacunes, l’enchaînement des faits peut se rétablir ainsi :
Pilate est converti. Il veut prouver aux Juifs que le Christ est bien ressuscité
et qu’on n’a [tas emporté son cadavre. Les soldats qui gardaient le tombeau font
tous «les réponses différentes sur la disparition du corps. Pilate se rend loi-même
au tombeau. Il y trouve les suaires; il se sert alors de cet argument vis-à-vis des
Juifs : k S i on avait emporté le corps on aurait emporté les suaires en même
temps Les Juifs répondent que ce ne sont pas les suaires du Christ. II faut
donc prouver que les suaires en question sont bien ceux du Christ. On devine
comment Pilate par leur contact va guérir l’œil crevé du centurion.
Dans le deuxième épisode, le centurion a été converti par sa guérison :
Pilate, en effet, 1 appelle crmon frère» dans une phrase dont je ne comprends
pas le sens et qui doit se rapporter à une partie du récit actuellement perdue.
Les Juifs prétendent que le corps du Christ a été jeté dans un puits. On va au
puits, on y trouve un corps et les Juifs prétendent que c’est le «Magicien». Mais
Joseph et Nicodème déclarent que c’est le corps d’un des voleurs crucifiés avec
Jésus ( qui probablement a été jeté dans le puits par les Juifs). II s’agit donc
de prouver que ce corps est celui du voleur et Pilate se sert du procédé suivant.
« Puisque vous croyez que c’est le corps du Christ, dit-il aux Juifs, il faut le
remettre dans son tombeau». La suite se devine : une fois dans le tombeau
le corps ressuscite suivant la parole du Christ dont Pilate s’est souvenue « les morts
ressusciteront dans mon tombeau». Et une fois ressuscité il affirmera lui-même
qu il est bien le voleur et non le Christ.
1 P I
original grec. Ce texte grec est perdu. Il existe en arabe un «Martyre de Pilate»
qui semble bien contenir des récits analogues sinon identiques à ceux de notre
texte copte. Il se trouve dans le manuscrit 1 52 de la Bibliothèque Nationale de
fans (voir le Catalogue de de Slane). Ce même manuscrit (ancien 160) est
Cite par Mien, Dictionnaire des Apocryphes, I, p. 97 5 et 1101, qui en parle
d après une analyse de Silvestre de Sacy {1) . Il est question dans cet ouvrage,
J" Uti * de ® Hvestre de Sac y à André Bir ch publiée par ce dernier à Copenhague, i8i5.
.. fl ^ re8 1 . T Dtct dea a P° c > L P- 975 -) C’est évidemment ce même ouvrage de S. de Sacy dont
- C’est mon collègue M. Galtier qui a eu l’obligeauee de me signaler ce
teste arabe dont il prépare une édition.
22
P. LACAU.
d’après la notice de de Slane , rr des tourments que Pilate eut à subir de la part des
Juifs y > , et l’auteur fait allusion à un écrit « de Gamaliel et Anne qui assistèrent
avec Joseph et Nicodème à la Passions. Or Joseph et Nicodème figurent dans
notre récit et Gamaliel y est nommé comme l’auteur même du livre. Il faut noter
que l’ouvrage arabe a été composé en Egypte par Cyriaque, évêque de Behnesâ.
L’auteur a pu utiliser, sinon traduire, un document copte analogue au nôtre.
ÉVANGILE (?) APOCRYPHE.
Il existe de cet ouvrage deux rédactions très différentes qui sont représentées
chacune par un seul manuscrit. Voici les feuillets de la Bibliothèque Nationale
qui appartiennent à ces deux manuscrits : ils proviennent du couvent d’Amba
Manuscrit A.
Feuillet [k|ô-[â] ! 1) = 129 17 , folio 61 (= 55 du Cat. man.).
Feuillet xe-xç — 129 17 , folio 5 i (= AA du Cat. man.) (2) .
Manuscrit B.
Un feuillet dont la pagination a disparu= 129 17 , folio 5 9 (=5 3 du Cat. man. .
Un feuillet dont la pagination a dis par u= 1 29 17 , folio 60 (=5 A du Cat. man.
Pour les caractéristiques de ces deux manuscrits on voudra bien se reporter
à 9 a description donnée dans le chapitre suivant : IV cc Apocalypse de Barthélemy »
(mas. A et B.).
L'attribution du premier fragment ( k©-x, ms. A.) au même ouvrage que les
deux autres est hypothétique. Je l’ai rapproché ici de ces derniers uniquement
parce que toutes les indications extérieures (écriture, dimensions, ornements)
prouvent que le feuillet ïco-x provient du même manuscrit que le feuillet xe-xç.
Quant au texte lui-même rien n’indique qu’il se rattache aux deux autres fragments.
U «agit d'un détail apocryphe sur la Cène. S’il fait partie du meme ouvrage que
le second texte qui se rapporte à la crucifixion, il doit naturellement le précéder.
GeM® pagination a maintenant dispara presque entièrement, mais elle est donnée dans le
analogue manuscrit qui porte <tc', fol. 55. Évangile apocryphe. Un feuillet paginé kô-â. Inc
Exil.
1 Le catalogue manuscrit porte: *x, fol. 64. Apocryphe sur la Passion. Un feuillet déchiré paginé
^ Le catalogue manuscrit porte : «c , fol. 53 (et 54). Fragments d’Évangile apocryphe. Deux
feuillets déchirés »
24
P. LACAU.
La pagination k©-a et ag-aç montre qu’il peut fort bien en être ainsi. — Ce
fragment rappelle directement un passage de Thévenot, livre II, ch. 75, cité
parMiGNE, Dictionnaire des Apocryphes, 1 , 976 : « Les Coptes ont plusieurs histoires
ff fabuleuses tirées des livres apocryphes qu’ils ont encore parmi eux
« Ils disent qu’au jour de la Cène on servit à Notre Seigneur un coq rôti , et qu’alors
Judas étant sorti pour aller faire le marché de Notre Seigneur, celui-ci commanda
« au coq rôti de se lever et de suivre Judas ; ce que fit le coq , qui rapporta ensuite
et à Notre Seigneur que Judas l’avait vendu et que pour cela ce coq entrera en
tr paradis. n
Le second fragment (folio 5 9, ms. B) a toute chance d’appartenir au récit qui
est contenu dans le deuxième feuillet (folio 60) du même manuscrit B. Il n’y a pas
de pagination : un doute reste possible. Je ne connais rien en copte ni en grec
qui rappelle ce texte.
Seul le troisième fragment se retrouve dans les deux manuscrits (ag-ag, ms. A=
fol. 60 , ms. B). Les deux rédactions sont très différentes. Je ne recherche pas
laquelle est la plus ancienne , ni d’où peuvent provenir les additions. Les manuscrits
eux-mêmes sont-ils contemporains? Cet épisode me semble inconnu en copte et
en grec.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES,
i Bibl. Nat., Copte 129”, f° 61, r°.)
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(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f°6i, v°.)
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
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[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 5 i, r°.)
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(1) On ne voit pas combien il manque de lignes.
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
33
TRADUCTION.
PREMIER FRAGMENT.
Man. A.
|r (trtaHtp) s'assit (,} avec les douze apôtres (ànôoloXos : la table [iqëCol.
était placée auprès d’eux. Chaque fois que le Sauveur (a&nirp) s’appro-
l’un mets, k table (rpéanfa) se mettait à tourner afin qu’ils pussent
étendre la main vers ce dont le Sauveur ((r&jTup) mangeait et qu’il avait
it.
Mathias posa (sur k table) un plat in rlvaÇ) dans lequel se trouvait un coq
( iXéxrvp ) ; il 1 avait du sel sur la table {rpà-nelct). Le Sauveur {awrfjp) s’avança
pour manger 1 la bord du sel; la table ( Tpéirefa) tourna et les apôtres (ànécrJoAos)
1 | Mathias dit à Jésus: frRabbi(^aéëgt)^ tu vois ce coq (àÀéxTftip). Les Col. a.
Juifs. m'ayant vu pendant que je m’apprêtais à l’égorger, m’ont dit : rr Le sang
do votre maître sera répandu comme celui de ce coq (àïéxrwp). » Mais (Sé) Jésus se
n»it a sourire et dit : « 0(/5) Mathias ce qu’ils ont dit s’accomplira. Le coq(àXéxT&y>)
E v n clb'l 1 . yàp) signalait (<rwpaieei^) d’avance la lumière sur le point de naître;
il était la ligure (tvjtost) de Jean le Baptiste (Bom rftcrlfe) qui m'annonçait
\ >tr)pù<T(TMv ) en nie précédant p} . C’est moi qui suis la véritable | lumière , exempte [x] Col. 1.
di‘ ténèbres. Puisque ce coq (àAsxr wp) est mort, ils ont dit de moi que je mourrai
aussi, ni ni que Marie a conçu dans ses entrailles ( pijTpa. ) et qui me trouvais
dans son sein avec les Chérubins et les Séraphins. Et (Si) c’est moi qui suis
descendu du haut îles cieux sur la terre :1a terre ne pouvait pas porter ma gloire^,
je me suis fait homme à cause de vous. Mais maintenant ce coq(àX®XT&>p ) varessusei-
ter-. El (#) Jésus toucha le coq (àXéxrup) et lui dit : | cr Je te le dis (5) , ô (S) coq Col. 2 .
(«a exTtopjt redeviens vivant tel que tu étais auparavant^, que des ailes te
poussent et envole-toi dans l’air (i^) afin que tu puisses annoncer (< rvfudvetv) le
jour ou 1 on me livrera (^tapaStSévat ) » . Et le coq (àXixT&ip) sauta sur le piat (wtvai)
— Jésus dit à Mathias : «r Voici que l’oiseau que tu avais égorgé il y a
,J Ligne a. n a.x-i = noxm.
2 3S ‘ “ ' Vae€l ' WfilfAiew, moi, 8, etc.; Marc, a, 5 , etc.; Jean, 1, 38 , etc.
1 Ligne Sa. pour ixtmh.
’ *<«q> to. . . Je ne connais pas d’autre exemple de cette tournure.
J s Ligne 3 n. Gixe[r]ç[K] : la lacune se comble sûrement. — Pour cette expression voir les
deux exemples cites par Peyron dans son Lexicon, p. 4 7 = Zoega, p. 36 et a34.
Ligne 35 . fixe nie pour ntêkîh.
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34
P. LACAU.
Man. B.
F* 5 9 , r°
Col. 1.
Col. 2.
F° 59, V.
Col. 1.
Col. 2.
Man. A.
X6 Col. 1
trois heures est ressuscité et vit. En effet (yàp)]e serai crucifié (olavpovv) et mon
sang deviendra le salut des nations ( è'Ovos )
2' FRAGMENT.
l’apôtre (ànoaloXos) Judas le diable (SiàëoXos) était entré en lui.
Il sortit et alla trouver les princes des prêtres (àpytepevs). Il leur dit : crQue me
donnerez-vous et je vous le livrerai ( aapaSiSôvai) 1 >. Et ils lui donnèrent trente
pièces d’argent.
Mais (£é) la femme de Judas avait pris en nourrice le fils de Joseph d’Arima-
thie. Et (As) le jour même où le misérable Judas reçut les trente pièces d’argent
des mains des Juifs et les apporta dans sa maison, l’enfant ne put |
Cf Joseph ton fils dans la de la femme de Judas ». Joseph alla
pour voir ce qui causait de la peine (Xwreïv) à son fils. Lorsque le petit entant
aperçut son père (il était alors dans son septième mois) il s’écria : «Mon père,
viens, enlève-moi des mains de cette femme cruelle (&vplov) car depuis hier à
la neuvième ^ heure, ils ont reçu le prix |
tous
L’enfant ayant dit ces choses, son père le prit et s en alla.
Quant à Judas il emmena des serviteurs (imyphys) et d’autres gens du peuple
(Xaos) qui s’emparèrent de Jésus et le conduisirent au prince (ùys pav).
Pilate leur dit : « Que voulez-vous que je lui fasse? ». Ils lui dirent : cr Crucifie-le
(o 7 a vpovv)». Et quand ils furent arrivés à l’endroit où l’on devait le crucifier
(alavpovv) ils le dépouillèrent |
ils tressèrent une couronne d’épines et la lui placèrent sur la tete. Ils lui
mirent un roseau dans la main droite. Ils suspendirent aussi deux voleurs avec
lui, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche; et (te) Jésus était entre eux deux.
Il leva les yeux au ciel et dit : * Mon père pardonnez-leur parce qu’ils ne savent
pas ce qu’ils font 77. Et ils riaient
3 e FRAGMENT.
Juifs il est patient à leur égard parce qu’il est patient sachant
qu’ils viendront entre ses mains et qu’il les jugera.
U) Ligne 5 â. xe^irc est pour xen^-iTe.
Col.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 35
L (Aé) voici qu’un homme qui se trouvait dans la foule et dont le nom était Ananias
ifélait un homme de Bethléem la ville(«ôXir)deDavid) s’élança sur la CTok(&/avpés)
5, il ta saisit dans ses bras, il posa ses mains sur les mains du Fils de Dieu,
sa poi trine con tre la poitrine du Fils de Dieu , il plaça ses pieds contre les
lu Fils de Dieu, [ il embrassa («<77rœ£ecr0ai)les pieds de Jésus , il embrassa
les mains de Jésus, il embrassa (àaira&aOai) la bouche de Jésus, il
ItaQau ) le côté de Jésus qui avait été percé pour notre salut à tous,
iimàfcaOat ) les membres ( péXos) du Fils de Dieu. II s’écria : rr O (w) Juifs
îpof ) et alliées, tuez-vous vous-mêmes, ne tuez pas mon Seigneur;
ipidez pas mon Soi-
s-moi { dlavpovv), ne «Tuez-moi ne tuez pas mon Seigneur
•fie* (tfiavpovv) pas mon Seigneur, Jésus et mon Dieu : c’est lui qui est le
*r mon Seigneur c’est Jésus cl mon Christ”.
Dieu c’est le Chrîsl »,
Et (te) quand il eut dit ces mots, une Et (te) quand Ananias eut dit ces
)i\ sortit du corps | (ttôfio.) du Sau- mots, voici qu’une voix s’éleva dans le
vcur ( muTÙp ) qui se trouvait sur la croix corps (trûfia) du Fils de Dieu , disant
( <foupb ) , d isanl : « Ananias , Ananias , ff O (« 5 ) Ananias ton âme (i>vyn) n’ira pas
ton ème(^ù) n’ira pas dans l’Amenté dans l’Amentéetton corps(Vwjxa) n’aura
f'I ton corps (aëpo) n’aura pas l’odeur pas l’odeur du cadavre. Que ton nom
du cadavre. La mort n’aura pas de pou- soit écrit dans le livre de vie, qu’on te
voir sur ton corps (aôipa), Que ton nomme fries prémices (à^apyn) du fruit
nom suit éeril sur les portes (tsdXw) (xzprrès) de la bénédiction”,
des deux. Tu seras appelé dans les
deux "! es prémices (ànapyv) du fruit
(Kap/jros) immortel”. Et ( 5 é) telles sont
les choses que dit le corps (aeopa) du Fils
de Dieu alors qu’il était suspendu à la
croix (ala\ipét$)>
El (rïi) les princes des prêtres
(ipytepe^s) résolurent dans leur cœur Ananias
È '" pi,ler Mais («) b M«» (Si) lé bieDbettreux Air^i
bienheur»», vieillard Apa vieillard, ouvrit la bouehe et bénit
Auajtias ouvrit la bourbe at bénit Dieu Dieu eu disant : .Mou cœur est réjoui
IvÏ ; ï" ,T réi ° Ui Par Par P#ieur du Fils de Die «- S. lumière
du F l, l” n' 5 La ll,mlère seproduit dansmon âme(du^b). Gloire
' |U F,U da dlu ""“ à toi et à ton père bon (d)!,-) et à
Col. 2.
Man. B.
F°6o,r°.
Col. 1
Col. 2 .
5 .
36
P. LAGAU.
Col 2 .
(x{/vX,v) et mon corps (crcàpa). Je suis
dans la joie; gloire au Père et à son
Esprit (-crrsûfxa) Saint jusque dans les
siècles des siècles. Amen. » Et (ès) les
princes des prêtres (àp%ispevs) ayant
continué longtemps à lapider cet homme
sans le faire mourir, ordonnèrent (xe-
Xsveiv) de le brûler vivant.
Quand ils eurent allumé un four
(xâpivos) plein de flammes, le
l’Esprit (rtvsvpa) Saint jusque dans les
siècles des siècles. Amen».
Et (Sé) Ananias n’étant pas (mort) |
. . le jetèrent dans les flammes. Mais (Si)
la flamme rafraîchit son corps (cr&5fta)
comme l’eut fait un nuage de rosée. Il
demeura au milieu des flammes trois jours et trois nuits, jusqu’au moment ou
le Sauveur (awTvp) ressuscita d’entre les morts. — Et (<5e) quand ils virent que
les flammes ne le touchaient pas du tout, les princes des prêtres (ippepsus) le
percèrent d’une lance |
... le père. En même temps le Sauveur (<tmt ÿp) emporta lame d Ananias
avec lui dans les cieux. Le Seigneur lui dit : et Tu es heureux , ô(<2>) Ananias , parce que
tu as cru (mcrleveiv) au Fils de Dieu, dans le temps où tu étais encore dans le
monde (xoerpos). Non seulement (où povov) tu as cru, mais (àAAà) tu es devenu ( }
de la famille (crvyysrûs) du Fils de Dieu. G est pourquoi ton coips (crÆpct)
que tu as posé contre mon corps (<ré3pa) ne pourrira pas et la terre ne le
décomposera pas, parce que !
Ces trois fragments qui semblent bien appartenir à un même ouvrage
pourraient parfaitement se rattacher à l’apocryphe connu sous le nom de
cr Révélations de Barthélemy» et dont je publie des morceaux dans le chapitre
suivant. Nous verrons que pour ce dernier apocryphe, nous avons également
comme ici une double rédaction. Il est certain d’autre part que ces trois morceaux
et les fragments donnés dans le chapitre suivant proviennent des deux mêmes
manuscrits A et B. Les textes en double rédaction devaient être relativement assez
rares : il serait bien étrange que l’on eût dans les manuscrits A et B deux
rédactions parallèles de deux ouvrages n’ayant aucun rapport lun avec 1 autre.
Rien dans l’ensemble de ces textes ne vient contredire cette hypothèse. Les
U) Ligne âo. ex au lieu de ep.
F 0 6o, v”.
Col. i.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
37
«rs fragments nous donnent une suite logique : i° la Cène ; a° le Christ
et mis en croix ; 3* Ananias adorant le corps du Christ sur la croix. Or,
les fragments des "Révélations de Barthélemy» nous aurons des faits qui
issenl tous après la résurrection : i° descente aux Enfers; 2 ° les saintes
au tombeau: 3* apparition du Christ; h° bénédiction des Apôtre*. Ces
jminencunl à ta page tir du manuscrit A, il y a place pour tous les évè-
lêiits intermédiaires entre cette page et la page \ç du même manuscrit.
Si la tournure du récit, dans ht seconde partie, diffère trop de celle employée
dans la première®, n’n lirions- no us pas en double rédaction et se faisant suite :
un «Évangile de Barthélemy v (celui-là même qui est cité par le décret de Gélase
et dont 1 existence a été mise en doute®), et une « Apocalypse de Barthélémy»®.
Comme fa question est douteuse, j'ai séparé pour le moment ces premiers frag-
mente des seconds.
u ru un- : «Moi, IVtliéïemy, foi vu- etc., qui est fréquente dans les * Révélations de
e! qui nappa rail pas dans la première partie.
Ain, Qmkicke der aikhriit. LiUer. t p. 5.
i natnreHomeut est une pure Hypothèse. Cf. l’Évangile et l’Apocalypse de Pierre trouvés
un même manucnL — De même les Actes de Pilate sont suivis d’une seconde partie (ajoutée
a muent) qui traite de ce qui a suivi la résurrection.
IV.
APOCALYPSE DE BARTHÉLEMY.
iî existait eu copte deux rédactions distinctes de cet apocryphe. Chacune est
représentée par un seul manuscrit. Voici les feuillets de ces deux manuscrits qui
me sont actuellement connus. Ils proviennent du couvent d’Àmba Senoudah.
Manuscrit A.
Feuillet nt-FTÂ., Paris, Bibl. Plat., Copte 1 a g 17 , folio 63 ^.
Feuillet iTz-mh, P aris, Bibi. Nat., Copte 1 2 9 17 , folio 3 1 ®
Feuillet ïT 5 -ï., Paris, Bibl,- Nat.. Copte 139 17 , folio 33 (3) .
Feuillet Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 34 .
Feuillet ïT'ïa , P aris, Bibl. Nat. , Copte îag 17 , folio 35 .
Feuillet Paris. Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 36 .
Feuillet 00-11, Berlin, Bibl. Royale , ms. orient., fol. 1608 (inédit
FeullleL no-'i. Paris, Bibl. Nat.. Copte 12g 17 , folio 66! 4 b
Manuscrit B.
Feuillet pïX-jnB, Paris , Bibl Nat., Copte îag 17 . folio 3a ( s >.
Feuillet piz-pÏH, Paris, Bibl. Nat, Copte 78, folio 5 .
Feuillet pT^f k, Paris. Bibl. Nat, Copte 78, folio 6.
Feuillet pKA- pKÜ, Paris, Bilit. Nat,, Copte 78, folio 7.
Feuillet pkt-pr^:, Paris, Bibl. Nat, Copte 78, folio 8.
1S Le eatalcigim mnnu^cril port*;
, - EjUtti.j.'sr
*** Le caUdngue rciTiniiricrii porte?
Inc**... E%i\ *
«.e . fol. & 7 . Mort de Jésus 1* Christ. Un feuillet paginé îît-nX
*m. fol. ao. Mort de Jésus Christ. Un feuillet paginé nz-nh.
apucrypae
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P. LACAU.
40
Voici les caractéristiques de ces deux manuscrits :
Manuscrit A w . — Parchemin. Haut, o ni. 3à3 mill., largeur o m. 26 cent.
Le texte est écrit sur deux colonnes. Le nombre des lignes dans chaque colonne
est assez variable; le plus souvent on a trente-deux lignes, mais on rencontre
aussi vingt-neuf, trente et trente et une lignes. Reglage a la pointe seche. Les
lettres de la pagination sont entourées d’un dessin rehaussé de rouge (pi. III).
Pour le type de l’écriture voir la planche III. — Les majuscules, très grandes,
sont mises en marge et rehaussées de rouge et de vert. Au-dessous des majus-
cules de la première colonne le signe p> en rouge avec la pointe du milieu en vert.
Au-dessus des majuscules de la deuxième colonne le signe — en noir rehausse de
rouge. Les lettres x, y, X., .a., quand elles se trouvent en haut d’une page dans
la première ligne, deviennent majuscules et sont ornées de rouge. Le<J>est orné
d’un point rouge dans chaque boucle. Gomme ponctuation on trouve le point • et
... 5 5 ? .• 5 .;. . . Tous ces signes sont rehaussés de rouge. Sur
le 1 on rencontre un point, deux points ou trois points a peu près sans réglé,
mais il est rare que le 1 ne porte pas au moins un de ces signes. Le 6 est rem-
placé par un point ou un tiret très petit place au dessus de la lettre suivante.
Quand le trait remplace un 6 entre deux consonnes il se place au-dessus de 1 inter-
valle qui sépare les deux consonnes. Au-dessus de O, G, A on rencontre souvent
un point mais ce signe semble employé sans réglé. Les consonnes n,T, X, etc. ,
quand elles sont suivies d’une autre consonne, prennent un point au-dessus
d’elles assez régulièrement. Les traits placés au-dessus des mots écrits en abrège
ou au-dessus des mots transcrits de l’hébreu sont rehaussés de rouge.
Les sept feuillets de la Bibliothèque Nationale sont bien conservés.
Manuscrit B®. — Parchemin. Haut, o m. 3o5 mill., larg. 0 m. 2 45 mill.
La page pi b porte également la marque de cahier z. La page 112 correspond
en effet exactement à la dernière page d’un septième cahier de quatre feuillets.
Le texte est écrit sur deux colonnes de trente et une lignes (plus rarement de
trente lignes). Réglage à la pointe seche. Les lettres de la pagination sont enca-
drées d’un dessin orné de rouge (pl. IV).
Pour le type de l’écriture voir la planche IV. — Le <J> est rehausse de rouge.
Les majuscules, toujours très grandes, sont mises en marge et rehaussées de
0! Toute ia description qui suit s’applique exactement au manuscrit A publié dans le chapitre
précédent.
(2i Toute la description qui suit s’applique exactement au manuscrit B publié dans le chapitre
précédent.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
Ai
ge. Av-dmom des majuscules de la première colonne le signe Au-dessus
des majuscules de la seconde colonne On trouve comme ponctuation le
point
et :■ — *.
Le 1 porte presque toujours deux points ï,
plus rarement un seul point i; quand cette lettre ne porte aucun de ces deux
signes il semble que ce soit un oubli du scribe. Il y a trois points sur deux 1
majuscules, page pkA- Le petit trait remplaçant 6 est très reguliei e.ment em-
ployé. Au-dessus des lettres e, o, x, CD, on rencontre très souvent un point,
mais ce signe est employé sans réglé. Les consonnes n, T , C, .2C> 2, quand
elles sont suivies directement dune consonne, prennent un point au-dessus
d'elles assez régulièrement.
Les cinq feuillets sont bien conservés. Le verso de pix-piB est très trotte et
sali. Le» volumes mil presque toujours été dépecés par cahiers : la première et la
dernière page de chaque cahier se trouvait naturellement plus exposées que les
Cet apocryphe ne nous est co nn u qu’en copte {1) .
partie du second manuscrit (Gopte 78 , fol. 5-8) a déjà été publiée
uenifcH, Fmfrtnent des Révélations apocryphes de saint Barthélemy, 1 83 5 .
cessai re de donner une seconde fois ce texte à côté des nouveaux frag-
mème ouvrage. J’ai recopié les quatre feuillets, pour reproduire la
réelle des lignes du manuscrit ainsi que la ponctuation et l’accen-
relevé eu note les fautes de copie, peu nombreuses, qui se sont
l'édition de Dula urier. J’ai modifié sur quelques points sa traduction
été souvent reproduite ou citée m sans qu’on ait d’ailleurs éclairci l’origine
de l'ouvrage lui-même.
Lu provenance de ces quatre feuillets de Pans était inconnue. Nous savons main-
te riant qti lis sont surfis de la Bibliot hèque d Aruba benoudah, car un cinquième
fetii Bel , arraché eerto me ment au même manuscrit ( Gopte 1 2 9 17 , fol. 3 2 ) , fait pu ri ie
de la trouvaille de M. Maspero,
L’existence d’une autre version du même ouvrage a été reconnue par M. Cabl
N: wmwt * üh-r die mmkânmhe Liltmiiur in Koptiscker Spracheen appen-
dice à A. Hamacs , Gmkiehte der allé hristtiv fan Lùteratur, p. 9 1 9. Cette version était
J. n’ai p* consulter l« tau» suivant * Question® Barthotomei» A. Vass.uev,
pTi**' Mf,S T ' 1 8!,Sl P - ’ C ‘**- Cel 0üvr *S* cilé dans i'Uagiographica Grœca des H-.H.-.r-.h .
!' P ’ * 7 ' analogies avec notre texte? — Une Apocalypse de I ! l à I »
Médit*. 0 O|;m-. «I indiquée comme se trouvant à la Bibliothèque Nationale par M. E. H. Vollet
«us fart,, le Verrue, de la Gramh BmychpMù. Je ne sais à quel manuscrit l’auteur fait allusion.
.7 ri 7 U ’ P ‘ l6 *‘ lma ***™’ V- epocr. , l8 66, p. „,v et seq.
OAi m ag a. , Leuhit hte ttbfihmllëçim Limmiur, p. 776. ^
.Vrmrifti r L
6
P. LACAU.
42
représentée alors par un seul feuillet appartenant à la Bibliothèque de Berlin
(ms. orient., fol. n° 1608). Le texte de ce feuillet est resté inédit mais il a été
traduit et commenté par Ad. Harnack et C. Schmidt dans les Süzungsber. d. Kônigl.
pruss. Akad. d. Wissench. zu Berlin, 1891, p. 1 oô 5 -i 0/19 , sous le titre de
Ein Koplische Fragment einer Moses- Adam- Apocalypse. La véritable nature de ce
texte n’avait pas encore été reconnue par les deux auteurs. En réalité il
s’agit d’une rédaction tout à fait nouvelle d’une partie du texte publié par
Dulaurier (pages pÎH-pfz du ms. B). Ce feuillet appartient certainement à
notre manuscrit A. Le nombre de lignes à la page ( 3 o- 3 i) et les dimensions
(o m. 3 &o mill. x o m. 2 65 mill.) concordent parfaitement. La pagination
coïncide assez bien avec lelendue des lacunes. Ce feuillet vient donc aussi
d’Amba èenoudah.
Ain si il existait au couvent d’Akhmim (1, deux manuscrits contenant chacun une
rédaction indépendante d’un même ouvrage dans lequel Barthélemy raconte aux
Apôtres ce qui s’est passé après la résurrection. Nous connaissions un feuillet du
premier manuscrit et quatre du second. On trouvera ici sept nouveaux feuillets du
premier manuscrit et un feuillet du second.
Voici les feuillets qui contiennent des passages parallèles :
ïe-XS du manuscrit A = pïÂ-pîiï du manuscrit B.
OO-tî = ffZ-pÏH
no- H — = flô-fï< —
On verra que les deux versions présentent des différences considérables. Elles
offrent, il me semble, un bien curieux exemple de la manière dont les textes
pouvaient se grossir et se modifier. Laquelle des deux rédactions est la plus
ancienne? Peut-on déméler le but des additions ou des retranchements? Je laisse
l’examen de ces questions à de plus compétents.
I 1 ) Amba Senoudah passait pour posséder le corps de saint Barthélemy. Abu-SÀlih, Anecdota
oxoniensia, semitic sériés, VII, p. 287, cité par de Bock, Matériaux pour servir à V archéologie de
l’Égypte chrétienne (1901), p. 4 i.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
(fiibl. Nat., Copte 139 17 , P 63, r°.)
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67
FRAC ME MS D’APOCRYPHES COPTES.
TRADUCTION.
iaux pieds (xaTœiraTeïv jHelkhir(MfX^tjO , il 1 attacha
fer et d’acier^.
parlait avec le linceul de Jésus dans le tombeau,
‘ace (}.'4 voï) entière des hommes, il guérissait les
ipaii (isX'it&tF&p ), il ramenait le troupeau égaré a son
Adam à son origine (àp%v) première, il | lui
[eif4vn)‘ Amen.
l'homme gui l’avait livré (istecpaStSovoci) (c’était
«Quel profit as-tu tiré, ô(w) Judas, de m’avoir livré
princes des prélrœî si ce n’est que (wAfyr)
pour racheter ma créature ('wAâfrp.a). Quant à toi,
1 malheur, opprobre infinie et malédiction | funeste. Et
du parti { fmpk \ de son père le diable. Son nom a été rejeté
sort f xAvprji) a été rayé du nombre des vivants. Sa tablette
►té détruite, sa stèle (<rn?>w i (3 * a été brisée. Satan Tamis en juge-
condamné. On lui a enlevé son épiscopat (ènlaxonos), on lui
sa couronne. Les étrangers ont ri w {Té/3we<7Ôat) de ses souffrances. | II
de malédiction. Il s est corrompu comme de l’eau. Le vêtement (<r7oAé)
loire a été arraché. La lumière de sa lampe a été éteinte. Sa maison a été
1 année ei est devenue déserte. Ses jours ont été diminués, sa vie a pris fin.
Topos s'est éloigné de lui, la douleur est venue vers lui. La nuit s’est emparée
de lui, le ver I <1 reçu en partage (xXttpovofieïv). Il a été couvert par la vermine. Les
I ayyeXoi) qui suivent le Seigueur Tont repoussé
Il manque le feuillet tïë-N^ dans lequel le Christ devait continuer à énu-
mérer les mai heurs dont Judas est accablé. La suite reprend :
[ Telles sont les choses que le] Sauveur ([«*>*,) dit au sujet de Judas quand
attendit dans ^ Amenté, Et ( dé) le Sauveur (<r<tnwp) ressuscita d’entre les morts le
** MHcbir % Wreal *">* «l’Ascension d’Isaïe» : R. Basset, Apocryphes éthiopiens, Il
eUi 1 n ' mi far Sir. XXXIV, 9 6, où il est écrit xxrn.
do texte copie est évidemment pour ^X v en parallélisme avec
int« |K>ur Tornn - Le e qui suit le n a été rajouté en plus petit entre le n e
nT Col. 1.
Col. 2.
NA Col. 1+
Col. 2.
N z Col. 1 .
68
P. LAGAU.
Or(£s)Abbaton (1) , qui est lui-même la Mort, se releva (2) de sa chute sur le
suaire de Jésus avec lequel il parlait dans le tombeau. Il dit a sa Puissance
(èvvaTÔs) la Peste (Xotfios) : rr Descends vite (to^o) dansl’Amenté; fortifie-toi
(à<r<p*\i&v) bien (x«A&), ferme les portes de l’Amenté jusqu’à ce que j’aie vu
Col. 2 . qui est celui-ci qui m’a | trompé de cette manière que je ne connais pas. Nom
causions avec lui, il s’est caché de nous, et nous ne savons pas ou il est aile.
Peut-être est-ce là le Fils de Dieu. Si ce n’est pas lui, moi je suis celui qui
détruit tous les hommes. Mais (Si) quant à celui-là ni (ovSs) moi ni (ovSè) mes
Puissances (^waTos) n’avons trouve de pouvoir sur lui».
Et (Sè) la Mort descendit dans l’Amenté avec ses six Décans (Sexavôs). Elle le
trouva dévasté et comme un désert (sjo^pos) : il n y avait pas une seule ame |
tth Col. i. en lui, mais (àXAà) il était complètement bouleversé : ses portes étaient rompues,
ses seuils étaient ébranlés, ses serrures (fio^Xos) étaient brisées. Et il (le Christ)
avait bouché (3) les fours d’airain brûlant. Il ne se trouvait dans ce lieu rien autre
chose que (ei pù ti) trois voix seulement, qui gémissaient dans la crainte avec des
cris pleins de larmes , d’angoisse et de désolation : elles se trouvaient dans le lieu
des pleurs et des grincements des dents, dans le lieu de la lamentation et du
Col. 2. tourment, | de la terreur et du ver qui ne dort jamais (4) . Malheur à eux les
infortunés (TaXaiTrcopos), les pauvres et les misérables en Dieu* h C était
les trois hommes qui ont été écartés du livre de vie, qui ont ete rayes du registie
(fiiêXiodvxtj) des saints et de la connaissance (yvû<ns) du salut : Judas, Caïn
et Hérode. Ils se trouvaient dans ce lieu comme un ? (xeAos?) (fi) à trois têtes
(Tptxèpaùos) de l’absence de pardon qui était sur eux et leur souvenir n’existait |
ïTê Col. î. absolument plus. Judas livra (’aa.paSiSôvca) le maître de ce qui est au ciel et sur
la terre; Hérode frappa Jésus d’un coup de poing au visage (7) ; Caïn s’éleva contre
son frère et le tua de sa propre main. Et (5é) la Mort avec ses Décans [Sexavôs)
s’écria : rr Celui-là est le Fils de Dieu qui est ressuscité des morts : il a racheté
(D ÀjSaSSc&v, Apoc., ix, ii.— Dans le récit delà mort de Joseph (Dulaurier, Révélations apocryphes
de saint Barthélemy, p. 28-29) , la mort et Abbaton sont regardés egalement comme un seul et même
personnage.
( 2 ) Peyron, Lex ., p. 1/18, am o n km : deux exemples d’après Cod. Paris, kk , fol. 88 et 121.
( 3 ) atuc : obturare, un exemple dans Peyron. Peut-être faut-il corriger en x Y !U)C. On aurait
au passif : «les fours avaient été bouchés d.
I 4 ) Marc , xx, 48 .
( 5 ) îMnNoyTe. Il doit manquer un mot; peut-être une ligne a-t-elle été sautée?
(e) kgxoc. Qu est ce que ce mot ?
(?) Allusion à Jean, xvm, 22, ou c’est un soldat qui frappe Jésus, iÿc «coup». Cf.tÿc nac Jean,
XVIII, 22, donné par Peyron d’après Cod. Paris, kk, fol. 7. Ici nous avons un a de trop.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
69
Ailam. il a délivré tous ses enfants, et leur a pardonné leurs péchés | dans
la paix (sipb'tf) de son père. Amen.»
El (U) le Sauveur [erwrhp) ressuscita d’entre les morts; il fit sortir la troupe
îles prisonniers aA<w<ria). Il alla au tombeau (t ipos) et trouva les anges
(a)yeXos) à l’aurore du jour du Seigneur (xvptstxw) qui chantaient [ipveïv)
l’hymne ( tlpnms) de la bénédiction, celui qu’ont coutume de chanter les anges
( ây ysXos) à l’aurore du jour du Seigneur [xvpiaxii) sur le corps (<r«yp.a) et le
sang du Christ.
Or (As), au matin, alors qu’il faisait encore (êrt) (I) obscur, les saintes femmes
étaient sorties pour aller au tombeau (rehpos). | Voici quels étaient leur noms :
Marie Madeleine et Marie la mère de Jacques (2) que Jésus avait sauvé des
mains de Satan ?3) ; Salomé qui le tenta (®e*/3à£em) (4) ; Marie qui le servit (Staxo-
vm>) 141 et Marthe sa sœur; Jeanne w la femme de Khouza l’intendant (èmrpoTrosJ
d llérode; Bérénice ^ qu’il guérit d’une perte (mpyr?) de sang dans Capharnaüin;
üa m la \euve (£Ûjoa), celle dont le Sauveur (a&iTÛjo) ressuscita le fils dans
Nacin ( sir ) ; | la femme pécheresse (9) à laquelle le Sauveur (owtj^s) dit : rr Tes nom-
breux péchés te sont remis». — Elles se trouvaient dans le jardin de Philogès le
jardinier (atjiroo/sos), celui dont le Sauveur (crojTÙo) avait guéri le fils Simeon
au moment où il descendait de la Montagne des Oliviers avec ses apôtres
( (iTrà'ftoXrjs ) 0) . Marie dit à Philogès: tr Si c’est bien toi, je te connais». Philogès
lui ilif : » G est toi qui es | Marie la mère de ôœÀxauapiaaô », ce qui se traduit:
Ha joie, la bénédiction et l’allégresse». Marie lui dit: cr Si c’est toi qui as enlevé le
cor P (, <T«/xa) de mon Seigneur, dis-moi où tu l’as déposé : n’aie pas (p) 7 r«?) peur et
c esl moi qui l’emporterai * 1 ». Philogès lui dit : rr Ma sœur Marie , la Vierge ( 'sapôévos )
el la mete du Christ, quelles sont ces paroles que tu as dites? Depuis le moment
où les Juifs I eurent crucifié (dlccvpoxiv) , | ils se mirent à chercher un sépulcre
Marr y xyt, i.
11 Cf detail n est pas dans les Évangiles, mais cf. Luc, vm, 2 .
MimA., xi t 90 - 23 .
£wr, x, 3&-4 q, Jean, x«, 2 . Dans ces deux passages c’est Marthe et non Marie qui sert
' - 'C Seigneur.
'fi- / *
I jjt * 10 ^ MC > VII D T otéfva yuvr) Xov£à ÈTcnp&sov ÉcæSo-j.
so-^Marc, v. 2 5-34 =L«c, vm, 43-48. Le nom de la femme n’est pas donné
,Qs syi]ü[Hiqueü. r
m, î 7. Mais le nom de la veuve n’est pas donné.
1 Luc, vu ,
■ l51 Cf. Lm t ix, 3
Xi, tZ : "ei trii iSàal curas airôv, étiré pot urov aùràv êdijxas- xayà àvràv ipù».
Col. a.
£ Col. 1.
Col. a.
s Col. 1 .
Col. a.
70
P. LAGAU.
bien (xaAÆs) fermé pour l’y déposer, afin que ses disciples (p, aBnrfc) ne pussent
venir pendant la nuit l’enlever secrètement. Mais (Si) moi je leur dis : k II y a un
tombeau (t *&*) tout près de mon jardin potager; apportez-le, déposez-le
dedans et moi je veillerai sur lui*. Je pensais dans mon cœur : « Quand les Juits
seront venus et qu’ils seront retournés dans leurs maisons , j’entrerai dans le tombeau
ïb Col ! (t d0o?) de mon Seigneur pour l’emporter et lui donner | des aromates et une
quantité de parfums odorants*. Et(*i) ils l’apportèrent et le déposèrent dans e
tombeau; ils scellèrent (vÇpayi&v) la pierre, y mirent une garde (xovdv&ia) .
et retournèrent dans leurs maisons. Et (£s) au milieu de la nuit, je me eva ,
j’entrai dans le tombeau (t <£?«) de mon Seigneur. J’y trouvai l’armée
entière des anges (ciyyeXos) disposée en ordre. Le premier rang (xdfr) était
composé des Chérubins au nombre de douze mille, le deuxième rang (xagis) des
Col. >. Séraphins au nombre de vingt mille, le troisième rang (rd&s) | des Puissances
(Mvatus) au nombre de treize mille, le quatrième rang (rite) des Vierges
(x?a pdévos) au nombre de trente mille. Des milliers de milliers (d anges) chan-
taient le Christ, des dizaines de dizaines de milliers (d’anges) le glorifiaient.
Un grand char (appa) se trouvait là semblable à de la flamme et lumineux(Àafi/7râs).
Douze Vierges (viapdsvos) se tenaient sur le char (âppa) chantant des hymnes
(Ofxreïr) dans la langue des Chérubins qui leur répondaient Amen, Alléluia*.
ït Col. Je vis les sept firmaments (rfspèœ fxa) | s’ouvrir les uns après les autres. Le Père
sortit des hauteurs avec sa tente (<nei?» >v) de lumière, il ressuscita (le Christ)
d’entre les morts. Toutes ces gloires je les ai vues ma sœur Marie. Si® je n’avais
pas trouvé là Pierre le grand interprète (êpp.vvsvrhs) qui prit ma main et me
secourut, je me serais abandonné et je serais mort à cause de la grande gloire
que j’ai vue. Et maintenant ô ma sœur Marie, que dois-je faire jusqu’à ce que
Col. 2. j’aille dans cet endroit-là. * Et (Sè) telles sont les choses que | Philogès dit à
Marie. .
Le Sauveur (awTvp) se présenta devant eux, porté sur le grand char {àpfta)
du Père de l’Univers. Il s’écria dans la langue de sa divinité : «Mapiya- fiapifia-
3m0 • * ce qui a pour sens (èpp-yveia) : e Mariam la mère du Fils de Dieu *. Or (£e)
Marie comprit le sens (éppvvela), elle se retourna et dit : «Pattow* ■ ™Qi<xQ -
îx Col. i. fuod-» ce qui se traduit : rc le Fils de Dieu, | le Tout-Puissant (vatnoxpàTup),
mon Seigneur et mon Fils*. Le Sauveur (< Twrhp) lui dit: b Salut (x«V«) toi qui
U) Uatlh., xxvn, 66 : aÇpayloavres rbv 'Aîtiov, fiera rtjs xov&lwhlas. La phrase copte reproduit exac-
tement la concision du grec : MN = fierd. , }
(2) NGXBHxxe. mhon eu>xe. Ce doit être pour ecyxe mhon;i1 y a a cote de ecyxe
un signe ^ qui indique sans doute qu’il faut transposer les deux mots.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
71
Col. t.
1 .
porté la vie du monde (xoer/xos) entier. Salut (xaïps) ma mère, mon arche
(xi&üxos) sainte (1) . Salut (yctïpe) ma mère, ma cité (xïoAis), ma demeure. Salut
{yàtpe) mon vêtement (<x7oA)?) de gloire que j'ai revêtu quand je suis venu dans
le monde (xô<xftos). Salut (^aîjoe) mon vase (ySpsici) rempli d’une eau sainte.
Salut (yaïps) toi qui as porté la vie de tout l’Univers dans ton sein. Salut
(j£OM|Oe) toi qui as | réuni les sept Eons (a icov) en une créature unique®. Salut
i ^stïpfi) toi qui es la table (zsXài) fixée (?) dans le paradis («a paSsiaos) du
Hr'ptième ciel et dont le nom est fr^&)fx0{ypia^*, cr le paradis (^ rsctpaSeiaros ) entier
est joyeux à cause d’elle*. Je te le dis, ô Marie ma mère, celui qui t’aime, aime
la vie». — Le Sauveur (cram/p) lui dit : er Vas vers mes frères (3) pour leur dire que
je suis ressuscité d’entre les morts. Dis leur ces mots <r Je monterai vers mon père
qui est votre | père et vers mon Dieu qui est votre Dieu. Et souvenez-vous -des
paroles que je vous ai dites : rcJe viendrai vers vous demain à l’aurore, à l’heure
où j’ai coutume d’étendre ma droite divine et où le soleil se lève sur la terre
entière, à l’heure où je secoue mon vêtement (a7oAù) spirituel (‘zsvsvfia,) pour
m’asseoir à la droite de mon père et où la rosée du septième ciel et celle du
Paradis (uBapaSeitros) descendent sur la terre afin quelle produise des fruits
vivants, à cette heure-là je viendrai vers vous pour vous donner
ma paix (ei^ùr??) que j’ai reçue de mon
tr[la paix] que j’ai reçue démon père.
Cette paix (eipùrî?) est celle que mon
père m’a donnée quand je suis venu
dans le monde (xoo"p,os) et je vous la
donnerai à vous qui êtes mes disciples
(fiaôtyxjfe)*.
pere : cette paix ( eiprjvrt ) est celle que
mon père m’a donnée quand je suis
venu dans le monde (xocrpos). Je vous
lai donnée® à vous qui êtes mes dis-
ciples (fuxOvTrjs) à vous et à tout homme
qui croit (mcrfevsiv)en mon nom et en
Marie ma mère, ma Vierge (rsapOévos)
véritable. C est elle qui est l’utérus de
i esprit (■nweüjxa), mon trésor de perles.
*p*T) ;?), 1 arche (xiëWos) du salut
pour tous les fils d’Adam. | C’est elle
Kui a porté le corps (cr<yp.œ) du Fils du
Dieu et son sang véritable (àXnôtvov)».
<W A ° C ^ US ^ n ’ P a 8 e 1 . 69, on a kiboya.oc. Gette hésitation dans l’orthographe
des mto grec, «t mltnmu de le part d'«„ mlime scribe.
^ ^ ru * ce ’ 1 dôo, p. Ùgj. Les loitrf toi disent que : TeCroes Sé (Altères) ^ouAete
15) il f . . ras, èx roü fièrjov Aiiivos yevtmmtt èx llspflérou Maplas Scurîjipa rü>v ssàvrwv... etc.
IJ «fout corriger : nxcn H y .
ftrtre rédaction donne plus logiquement ici le futur. -J-nxtaxc au lieu de xitxxc.
Col. 2.
Man. B.
fia. Col. 1
72
P. LACAU.
Col. □.
pl B Col. 1*
Col. 2.
\
Marie dit à son fils : «r Mon Seigneur,
avant d’aller vers ton père , bénis mon
sein où tu as demeuré ». Alors (tots) le
Sauveur (o-wtÙ/o) qui est notre vie,
notre salut et notre espérance (èh ns)
lui répondit en disant : «Tu seras
assise à ma droite dans mon royaume. »
Croyez-moi (psurlsveiv) , mes frères les
apôtres (àiro<r7oAos) : moi Barthélémy |
l’apôtre (à'7i , oo7oXo?) du fils de Dieu, j ai
vu le fils de Dieu qui était monté sur le
char (à/jfxa) des Chérubins. Auprès de
lui se tenaient des milliers et des
milliers d’anges (ayyeAos), des dizaines
et des dizaines de milliers d’archanges
(àpyrâyyskos) avec des dizaines de
milliers de Chérubins, de Séraphins
et de Dominations (<hWf us). Leurs
têtes étaient inclinées vers la terre et
ils étaient prêts à répondre «Amen»
à cause de la bénédiction que le Sau-
veur (crcori/p) prononçait devant sa mère
Marie dit à son fils : «Jésus mon
Seigneur et mon fils unique (f lovoysvys)
avant d’aller dans les cieux vers ton
père , s’il est vrai que tu ne me permets
pas de te toucher, bénis-moi car c’est
moi qui suis ta mère qui t’ai mis au
monde ^». Alors (tots) Jésus qui est
notre vie à tous lui répondit : « Tu seras
assise avec moi dans mon royaume. »
Croyez-moi ('ato'lsvsiv), ô (<3) mes
frères les apôtres (àirocr7oAos) | saints,
moi Barthélemy, j’ai vu le fils de Dieu
qui était monté sur le char (àppa) des
Chérubins. Des milliers de milliers
(d’anges) se tenaient là prêts à répondre
«Alléluia».
Alors (tots) notre Sauveur (tr&mfy?)
étendit sa main droite et bénit la Vierge
(< aapdèvos ). Je vis les cieux qui s’étaient
ouverts et les sept firmaments (o7s-
pètafia). Je vis le doigt d’une main
humaine et lumineuse qui se posait
\ — 'J / 1 *
sur son sein virginal (ixap\dévos]) surlatetedela Vierge (pestxpQsvos) sain te ,
c’était la main du Tout-Puissant. («avTO-
xpùrap). Le Christ la bénit en disant: «Tu seras | bénie dans le ciel et sur la
terre ; tu seras appelée par les Séraphins « la ville (isoAis) du grand roi ». T outes les
armées (tô|i s) des cieux répondirent «Amen». Et il lui dit : «Quand tu auras
quitté ton corps ( vv px ) je viendrai moi-meme vers toi avec Michel et (jabnel.
Nous ne te laisserons (2) pas avoir peur en face de la Mort, elle devant qui le
monde (xôcrpos) entier a peur. Je te mettrai dans les lieux (tottos) de l’immor-
talité et tu seras avec moi dans mon royaume. Et je placerai ton corps (ow pat)
sous l’arbre de vie. Le Chérubin armé de l’épée j de feu veillera sur lui; jusqu’au
jour de mon règne, il (?) portera (ç>èpsiv) {3] (cette épée)». Et (Sè) telles sont les
choses que le Sauveur (otwt ùp) dit à sa mère.
Col.
(1) Jean, xx, 1 7 : Kéyei ai-rÿ b ’l rjerovs, M ij f iov AttIov obicas yàp àvaëéëtjxa -apos tôv tsaiépa pou.
(2) KXXÏ) C eite forme verbale avec suffixe de la deuxième personne du féminin ne m’est pas connue.
P- Ne faudrait-il pas eorix^epe]? ?
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
73
[ pour apprendre aux apôtres (âir6<rfo\os) que le Seigneur était
tire les morts et qu’il avait dit : «Venez en Galilée demain à l’aurore,
paix [eiprtvn ) que mon père m’a donnée. » Et (<£é) Marie arriva,
s apôtres f àu&'rfoXos) qui étaient sur la Montagne des Oliviers en train
nrrilhe($wta) au Seigneur. Elle se joignit (<rvt>&yeiv)h eux. Legrand
[trxm ros ) prit la parole
i les deux feuillets pir-piA. et pie-ptç.
Père , venez, réjouissez-vous du pardon qu’Adam a obtenu,
à son état primitif». Alors (tôtê) le Père ordonna (xeleveiv)
r Ailani avec sa Femme et ses enfants ® pour les faire compa-
de Dieu.
teiîfifi') ù mes frères les apôtres (dir éerîoAos), moi Barthélemy,
de ligure (fiîxùh’) humaine, depuis ma naissance en ce monde
i semblable à la figure («xeàv) d’Adam, si ce n’est (e» firjn 1 celle
\r(<mrt)p\ Une cuirasse de perles (ftopyopijvs) | le recouvrait; des
àxris) lumineux s élançaient de son visage comme du soleil levant; des
('/txpaXTvp) d'écriture et des signes (mjpeïov) étaient écrits sur son
: aucun homme n’aurait pu les lire : il y avait là le nom du Père, du Fils
'ntvEÜft a). Et (Jé) Eve , elle aussi , était ornée (xocrpsïv) de tous les
ts (xéfrp.n<ns) du Saint-Esprit (zTvevpa). Les vierges (’vrapôévos) , purs
(mveupa), bu chantaient un hymne (ûfivéiv) et l’appelaient Zoé (gcor/)
a mère de tous les vivants. Le Père bon (àya&és) prit la parole | et dit à
hui : « Parce .pie lu avais transgressé (^agdmsm) le commandement ’èvrcXà)
« je l’avais donné et que tu ne lavais pas observé, voici que mon fils lui-
“ est allé au devant de toi pour te racheter. Marie est celle qui a donné
a mon fils. Eve, elle aussi, deviendra comme elle une mère dans mon
(«Twr^ i prit la parole et dit à Michel : «Rassemble toutes les
commence |>ac « mit, te texte copie porte une majuscule.
« Tli ]ii , n ' - L 5 ’ , d ° nQe MN ' r6qCî,Me cDNNeqq,Hre. «Adam et sa femme
-f ' 8ffaCé 4 CCt e “ dr0it ’ maisil Y «des traces d’un „ à la
«t unpoasffile d n y . pas t’espace voulu pour cette lettre qui est toujours
effi. „ dam te reste du texte. Au contraire il y a exactement te même espace
01* ion trouve justement le mot ** ’ • v
o ji- qui ni: peut convenir ici.
traduit par r parure
mn. Dulaurier a sans doute pensé à
mais 20K a le sens très précis de «zona, thorax
une
Man. JL
FTzCoL :
Col. 2.
piH Col. s
P. LAGAU.
Coi. 2.
pie Col. 1.
Col. 2.
Pk Col. 1.
légions des anges (àyysXixv) w pour quelles m’adorent en ce jour, parce que j’ai
obtenu la réconciliation de celui qui est mon image (eixcov)v. Alors (tots)
Adam voyant le grand bienfait (Swpsà ) (2) qui lui était accordé, fut saisi de joie
et d’allégresse j et bénit Dieu en disant : «Venez, légions entières des anges
(àyyeXixrj), réjouissez-vous avec moi, parce que celui qui m’avait créé m’a par-
donné mes péchés. » En même temps toutes les légions des anges (àyysXixrf) crièrent
à Jésus, le Fils du Dieu vivant : «Tu as fait miséricorde à Adam ta créature.'»
Tous les justes (Sïxaios) arrivèrent® depuis Abraham l’ami de Dieu (4) , Isaac qui fut
sans péché , Jacob le juste (Sixcuos ) , Job le patient (inofxèveiv ) , Moïse l’archiprophète
(àpyinpo<pïiTt}s') avec tous les justes (Sixaios) qui accomplirent | la volonté de Dieu.
Moi Barthélemy je demeurai de nombreux jours sans manger et sans boire *
la gloire de ce que j avais vu me servant de nourriture (r popri). Voici ô (&>) mes
frères les apôtres (ànoaloXos) que je vous ai dit ce que j’ai vu de mes yeux :
vous aussi, réjouissez-vous avec moi du bienfait (Xcopeâ) que Dieu a accordé
(x*pi&*6ou) à Adam et à ses enfants». Tous lui répondirent: tr Très bien (xaA«5s)
notre frère chéri. On t’appellera Barthélemy, | l’apôtre (ànôaloXos) des mystères
[fAv&lrtptovJ de Dieu, v Barthélemy répondit : ce Pardonnez-moi : je suis le dernier
(èXayiolos) d entre vous et je suis un pauvre dans ma maison. Lorsque les gens
de ma ville (woAiff) me verront, ils diront® : « N’est-ce pas là Barthélemy le jardi-
ff nier (xcopapiTys ) ® ; n’est-ce pas lui qui habite le jardin (xcopdptov) de Hiérocates,
rc le chef (âpywv) de notre ville {p&ôXis) et qui vend des légumes que nous achetons.
«Où a-t-il trouvé cette grandeur, car (yàp) sa pauvreté était connue?». | Mais
par contre® les prodiges de Dieu je les accomplis».
Dans le temps où le Sauveur (<t«t yp) nous conduisit sur la Montagne des
Oliviers, il nous parla dans une langue qui nous était inconnue et qu’à l’instant
u) xrrexiKH , voir Von Lemm ,Kleine Koptische Studien , XXII. — Bull. Acad, des Sciences Saint-Péters-
bourg (1901), XIV, p. 292.
Dulaürier, op. cit., p. 37 , I. 21 , donne A-cupex au lieu de Tcupex.
(5) Dulaürier, op. cit, p. 38 , 1 . 3 , donne xyei njukxioc th poy au lieu de xyei ngi nai kxioc
THpoy. La correction qu’il propose dans la note 1 est inutile. On a nxin «depuis» qui est très clair.
Dulaürier, op.cit., p. 38, 1. 4, donne necpfmpe MrmoyTe au lieu de necyBHp ennov re.
Cf. Jac., n, 2 3 .
^ Dulaubirr, op. cit., p. 38 , 1 . 22, donne cyxy^ooc mh; xe a été sauté.
(6) Sur KCUMXPITHC, KCDMApioN , voir Von Lemm, Kldne Koptische Studien, XXV. — Bull Acad,
des Sciences Saint-Pétersbourg (1901), XIV, p. 3 o 3 - 3 o 5 .
(7) La correction proposée par Dulaürier, op. cit., p. 5 7, note , 2 ne me semble pas nécessaire. La
première personne s’explique. Les gens diront : « sa pauvreté était connue.» Mais par contre
j accomplis les prodiges de Dieu». La phrase est mal coupée dans le manuscrit: Mneoyoeuy
commence évidemment une autre partie du récit.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
75
même il nous a dévoilée , en disant « A vsdapaô ». Aussitôt les cieux s’ouvrirent les uns
après les autres et leur intérieur (,) devint lumineux comme de la neige. Et le Sauveur
(™t iip) s'éloigna (àvaxjupsïv) dans les cieux pendant que nous le suivions du regard.
Alors (totê) le Sauveur vp) se prosterna devant son Père bon ( àyaôôs ) | en
disant : « MonPère sois miséricordieux pour mes frères les apôtres (ànôtrloXos), bénis-
les d’une bénédiction qui n’ait point de fin. «Alors (tots) le Père, de concert avec
le Fils et le Saint-Espri t{ tsvevp.ctj, étendit
sa main sur la tete de Pierre ; et le consa-
sur la tête de Pierre. Le Père le bénit
en disant : «Tu te trouveras dans les
hauteurs ® de mon royaume, tu seras
élevé à la droite de mon Fils. Celui à qui
tu imposeras ta main sur la terre, moi,
mon Fils et le Saint-Esprit (wsCpa),
nous lui imposerons la main. Ce que tu
auras délié sur la terre , nous le délierons
et ce que tu auras lié, nous le lierons.
Personne ne s’élèvera contre toi ni
contre ton trône (&p6vos). Et celui quine
| sera pas ordonné suivant ton trône
(s?p6vos) sa main sera repoussée et ne
sera pas acceptée. Et ton souffle sera
rempli W du souffle de mon Fils et du
Souffle du Saint-Esprit (zrvevfiat), afin
que tout homme que tu auras baptisé
(P<ut1l&tv) et sur le visage duquel tu
auras soufflé, reçoive vraiment le Saint-
Espnt (oveûpa), au nom du Père, du
Fils et du Saint-Esprit (-av&vuoi). » Les
Chérubins , les Séraphins et tous les
P»gcs (ayyeXrjs) répondirent «Amen».
cra (ysipoToveiv) archevêque (àpyjsm-
c txottos ) (2) du monde (xSams) entier. H
le bénit en disant : cr Tu seras le chef et
la tête dans mon royaume et tu le seras
aussi dans le monde (xôfypos) entier;
car moi, mon fils bien-aimé et le Saint-
Esprit (tjsvsvpa.) nous t’avons imposé
les mains. | Et ce que tu lieras sur la
terre sera lié dans les cieux ; et ce que
tu délieras sur la terre sera délié dans
les cieux. Personne ne sera élevé au-
dessus de toi et de ton trône* (&pôvos),
et celui qui n’aura pas la consécration
de ton trône (8-^oros), sa main sera
repoussee. Ton souffle sera rempli®
du souffle du Saint-Esprit ('ssvsvp.ct ) ,
afin que tout homme que tu auras
baptisé (jSa7î7t|eu>) reçoive vraiment le
Saint-Esprit (-cfeeôaa) ». | Toutes les
armées (ràyp.a) des cieux répondirent :
«Amen, Alléluia®.»
Col. 2
PKX Col
Col. 2
»I faut couper lej »t s ’ P ' .° 9 = ^ 3 ^ ® su PP rimer - 0n a simplement affaire au grec é<ra> et
part (on) devinrent N6C<B ON poyoeiN « les parties intérieures (ngccu) (des cieux) d’autre
K» Btuonr’ V ' nt ’’ P ' 4 °’ 1 4 ’ d ° nne Par erreUr *r*H6cnicKOnoc.
D«;l.urto ’Ziù ’ P A U °t' 1 J 6 ’ d ° Dne 6BOX MnN,Be au lieu de gbox anniiiKe.
i5 ' xxx = ^ 0î 90 ’ onneAXXHXO V , x.C e tt e phra sees tpasséedanssatFaductioii 5 p.i 2.
| Le mot Meï a dû être sauté. Cf. l’autre version • ....
aune version . eqeo^ajne eqMea esox 2MnmB6.
76
P. LAGAU.
q Col. 1.
Col. 2.
\
Et il bénit André en disant : «Tu
seras une colonne (<t7vàos) w de lu-
mière dans la Jérusalem céleste. » —
Jacob , toi aussi , dans toute ville (tsoXis)
et dans tout village où tu entreras, tu
me verras avec mon Fils avant que
d’y entrer. Jean mon bien-aimé et le
bien-aimé de mon Fils, tu seras béni
dans mon royaume.
Et il bénit André en disant : « Tu seras
une colonne (olvXos) de lumière dans
mon royaume | dans Jérusalem ma ville
(ixôXis) chérie , Amen». O (ai) Jacob dans
toute ville (ixoXis) et dans tout village où
tu iras , tu me verras avec mon Fils avant
que de les évangéliser, Amen. Ettoi aussi,
ô («5) Jean mon bien-aimé, toi qui es le
lien lié au cœur de mon Fils, ton esprit
(®ravpa), celui de monFilsetle miensont
inséparables entre eux, mais (àÀAà) tu
seras béni dans mon royaume, Amen.
Et toi, ô (w) Philippe, dans toute ville
(tsoÀt?) ou tu entreras pour y prêcher
| la parole (à 6 jos) de mon bien-aimé,
sa croix (vhxvpôs) marchera sans cesse
avec toi, jusqu’à ce qu’on ait cru (tst-
crlevetv) en toi, Amen. Toi aussi, ô («5)
mon élu Thomas, ta foi (txiivhs) devien-
dra^ un aigle (àsros) de lumière planant
au-dessus de toutes les contrées (ywpa.)
jusqu’à ce qu’elles croient (zstarleveiv) en
toi et jusqu’à ce quelles croient (-rot-
vlsvetv) au nom de mon Fils par ton en-
tremise, Amen. Ô (w) Barthélemy, ton Et toi aussi Barthélemy, mon fds,
âme deviendra la demeure et le ton âme sera dépositaire des
dépôt des mystères (fivvlrjpiov) démon mystères (fwalîjptov) de mon Fils. Et
Fils, Amen. Toi aussi Mathieu, ton. . (Aé) toi, ô («) Mathieu, ta puissance
grandira au point (&W7e) que ton ombre
ressuscitera les morts. Et (Si) toi, ô (<3)
Jacques, (c’était le fils d’Alphée) aucune puissance du diable (âiagoAo?) ne
prévaudra contre ton corps (vcSfia) ni contre ta prédication en tout lieu, mais
Et toi aussi Philippe dans toute ville
(tsôXis) et | dans tout village où tu te PKB Col.
rendras, la croix (alavpôs ) de mon fils
ne cessera de marcher devant (4) toi ,
jusqu’à ce qu’on ait cru ( 'zsialsveiv ) en
toi.
0) Dulaubier, op.cit., p. 4 o, ta note 2 est à supprimer, cxexxoc représente te grec er 7 üÀos. Voir
l’autre texte qui porte cxyxxoc. Pour l’expression , cf. Steindorff, Apoc. Elias , 3 y , 8 etp. ioi,note î.
® II y a n8htm pour njhtc.
Il faut sans doute au futur Nxajœne. Cf. plus loin epe T6K"pY XH Nxcpu>ne.
W aiee pour 210H. Cf. plus haut fiïï, col. î, lignes 9-10, îat 6 kj 6 pour 2 at6kjh.
77
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
nvJt*) I ce que tu auras planté deviendra indéracinable pour leternite. Toi
fourni le Zélé t ZtfAorrfc), dans tout lieu où tu auras établi fortement la parole
ps ) de mon fils, aucune puissance (Svvxtus) de l’Ennemi (a iwxeifdvos) ne
rra y pénétrer. Et (Se) toi, ô (a5) mon bienheureux {1) (paxâcios) Mathias, ta
nue odeur se répandra dans le monde (xôvfios) parce que tu étais riche suivant
mande (*o<rpu>s) et que tu as tout abandonné pour me suivre». Et (5é) toutes
- ar mées ( rdtypa) des cieux | ayant vu les bénédictions que le Père avait
prononcées sur lés apôtres (àvécrloXos) s’écrièrent <r Amen». — Mais maintenant,
mes frères les apôtres (àirôctfoAos), pardonnez-moi, pardonnez à Barthélemy».
Alors ( Tore) tous les apôtres (àirâaloXos) se levèrent et embrassèrent (ia~à-
fevQxt) Barthélemy . Et (5é) les apôtres ayant ainsi parlé (sic) se levèrent et offrirent le
sacrifice 1 z^pov^opi)- La Vierge ('ssctpdévos ) sainte était auprès d eux a ce moment la.
Quand Jésus leur eutdit : rr Venez dans la Galilée, je vous donnerai mapaix(eip)ùo?)|
dans cet endroit-là», et (âi) quand ils eurent reçu le corps (<r<5/xa) et le sang du
Fils de Dieu, le parfum de leur sacrifice (Swta) monta jusqu’au septième ciel.
Le Père prit la parole et dit à son Fils bien-aimé : crMon Fils unique (fiovoysvffs)
lève-toi, descends dans le monde (xôvp.os) vers tes compagnons les apôtres
(àTsôdlolos), console-leset donne leur de la force de peur que leur cœur venant à
s'affliger (ÀV 7 rem), ils ne se découragent et ne cessent de prêcher dans le monde
Saint.
jos) entier en ton nom , au mien et au nom de l’Esprit (nfvsvp.a,)
Va, ô («5) mon Fils chéri, cours vers tes frères qui sont tes apôtres (iTtâ&loXos)
el rempiis-les de joie afin qu’ils ne (u-iproTe) disent pas : rr Notre Sauveur (vcoTtfp)
est ressuscité d entre les morts, il est monté dans les cieux, glorieusement, vers
son Père; il nous a abandonnés dans les villes (®oA<>) et es villages, ne nous
accordant point la joie en échange des souffrances que nous avons supportées
dans h* monde (x6<Tfios)’>. Alors (tots) le Fils de Dieu se leva et descendit dans le
monde 1 xàvfLos). Il alla dans la Galilée, il trouva | ses disciples (p.a#îjr??s)et la
‘«■gi 1 (wa pOévQs) Marie qui étaient réunis. Il leur apparut et leur dit : rc Salut
yjùpe ) mes apôtres (inéarlolos), vous que j’ai choisis de préférence (isctpét,) au
onde (xéorpos) entier. Salut (jaipe) mes frères et mes compagnons, la paix
(dptfvtt) de mon Père soit avec vous. Ma paix (eiprjvtj) qui est mienne, je vous
la donne. » Il souffla sur leur visage ® et leur dit : «Recevez le Saint-Esprit
{■«nffüfwQ : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez (3) et ils
tenon! retenus a ceux à qui vous les retiendrez. » Et il nous montra ses pieds
" ^ DMlaiEh ’ n P- n( -> P- Ai, I. 19, donne par erreur eu mxkxpioc.
* 1 Aq,,1Ke ' EJ. jean, Xx, 22-23. Ce détail est dans Jean seul.
* DctltiE " , ' R « «p ût., p. A 3 , 1 . 7, donne cgnxkxx au lieu de c6nxkxx Y .
m.
Col. 2.
pKrCol.
Col. 2.
PKrCol.
Col. 2.
1
Y.
ÉVANGILE (?) APOCRYPHE.
Une partie de cet apocryphe nous est déjà connue par des fragments de
ïnanuscrits de Rome et d’Oxford qui ont été publiés et traduits dans les ouvrages
suivants :
i° Manuscrit Borgia CXI (Rome, Propagande). Notice dans Zoega, Catalogus
Codicum Copticorum (1) , p. 222.
Le texte a été publié par Révilloüt, Apocryphes Coptes p. 1 1 3 - 1 17;
11 a été publié une seconde fois par Goidi, Rend. Acad. Lincei (3) , p. 878-376 ;
Il a été traduit par Robinson, Coplic Apocryphal Gospels p. 168-171.
2 0 Manuscrit Borgia GX 1 I (Rome, Propagande). Notice dans Zoega, ibid.,
p. 222.
Le texte a été publié par Révilloüt, ibid., p. 11 8-1 23;
Il a été publié une seconde fois par Goidi, ibid., p. 876-880 ;
Il a été traduit par Robinson, ibid., p. 171-176.
Deux feuillets de ce même manuscrit qui se trouvent à Oxford (Bodleian
Libran, Glarend. B 3 , i6)ont été publiés par Goidi, ibid., p. 34 etp. 876-877.
Le premier de ces feuillets a été traduit par Robinson, ibid., p. 171-172.
i 3 Manuscrit Borgia GXIII (Rome, Propagande). Notice dans Zoega, ibid.,
p. 222.
, Le texte a été publié par Révilloüt, ibid., p. 12/1-128;
| II a ete publie une seconde fois par Goidi, ibid., p. 38 i- 384 ;
Il a été traduit par Robinson, ibid., p. 176-170.
Je publie ici onze feuillets nouveaux contenant des fragments de ce même
1 1 l°r ’ ^ a ^°S UrS Codicum, Copticorum qui in Museo Rorgiano Veletris adservantur, Rome, 1810.
L Apocryphes coptes du Nouveau Testament , fasc. I, Paris, 1876.
j . . Ü1DI ’ ^ rammmû Copti dans Rendiconti délia R. Accademia dei Lincei (classe di scienze morali,
aU>nche, etc.), vol. III, 2* semestre 1888.
Robinson, Confie Apocryphal Gospels, dans Textes and Studies, vol. IV, n° 2, Cambridge, 1896.
80
P. LACAU.
ouvrage : ils appartiennent à deux manuscrits différents. Tous se trouvent a la
Bibliothèque Nationale de Paris. , , .
Voici comment se classe l’ensemble des feuillets qui nous ont conserve ce récit
apocryphe. Ils proviennent de trois manuscrits distincts 1 b
Manuscrit A.
Feuillet [kâ]-[kr], Rome, Propagande, Borgia CXI.
Feuillet [i<r]-KX, Rome, Propagande, Borgia CXI.
Feuillet [k€]-[kç], Rome, Propagande, Borgia CXI.
Feuillet [kz]-KH, Rome, Propagande, Borgia CXI.
Feuillet [xr-ÂX], Paris, Bibl. Nat., Copte 1 2 9 18 , folio i 58 (2) .
Feuillet xe-ÂÇ, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 53 (3) .
Feuillet xz-âh, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio hk.
Feuillet xe-M, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 55 .
Feuillet mx- MB, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 56 .
Feuillet mt- MX, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 5 7.
Feuillet M6-MÇ, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 58 .
Feuillet dont la pagination a disparu, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 18 ,
f° 126' 4) .
Feuillet ht -T ï. X, Rome, Propagande, Borgia CXIII.
Feuillet ïïë-N?, Rome, Propagande, Borgia CXIII.
Feuillet nz-ïïh, Rome, Propagande, Borgia CXIII.
(i) Nous avons le même passage reproduit sur trois feuillets differents :
Fol. xë-x? (man. A) 129 17 , f° 53 = Fol. (?)(man. B) 129 18 , f° i 5 i
= Fol. Kx-Kï (man. G) Borgia CXII.
W Le catalogne manuscrit porte seulement *i2 9 78 a, fol. 72. Fragment « Est-ce bien le
même feuillet? C’est probable d’après le rang qu’il occupe avant un feuillet sur Salome dont la p ace
est sûre* • f
' M Le catalogue manuscrit porte* 129” fol. 4 7 (à 5 a ). Évangile apocryphe, six feuillets pagmes
X 6 -MÇ-. Inc Exit ” 1 • • t 1
(4) Ce feuillet, très abîmé, semble par son contenu devoir s’intercaler ici. Le catalogue
porte 1 29 18 «b’, fol. ko. Fragment » Est-ce bien le même feuillet? C’est probable d’api
qu’il occupe à partir du feuillet 34 (= 1 20 du volume relié).
manuscrit
ce
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 81
iiô-X. Rome, Propagande , Borgia CXIII.
Paria, Bibl. Nat., Copte i2 9 17 ,folio75 (2) .
Manuscrit B.
paginai ion a disparu , Paris , Bibl. Nat. , Copte 129 , folio 9 2 .
! la paginai ion a d isparu , Paris , Bibl. Nat. , Copte 1 2 9 , folio 1 5 1 .
Manuscrit G.
f ïz]-ïïï t Os lord „ Cia rend. B 3 , 16.
10-K. Rome, Propagande, Borgia CXII.
-kl Rome. Propagande, Borgia CXII.
I kt-kJ^T. Rome, Propagande, Borgia CXII.
Feuillet kz-kïi, Oxford. Clarend. B 3 , 16.
rûf J. — Le fragment de Rome qui est coté tr Borgia CXI», doit faire
même manusrnl que le fragment coté « Borgia CXIII». On 1 routera dans
iv>tiN. Coptic \ . Gospels, p. xx \ etïxxi, une description détaillée de ces deux
mnis faite d’après les originaux : toutes les caractéristiques sont identiques (4) et
binsoii déclare qu’ils peuvent provenir d’un même manuscrit. Cela est tout à
fait vraisemblable si l’on remarque que les feuillets Borgia CXIII ne peuvent faire
ie ni du manuscrit C (Borgia CXII : la pagination en effet est la même) ni du
iCrit B (voir plus bas la description de ce dernier). La pagination place
texte de Borgia CXI avant celui qui est contenu dans les feuillets de Paris,
ce qui. pour le développement du récit, est très logique. Quant aux fragments de
Paris ils proviennent du même manuscrit que Borgia CXIII, car le feuillet 1 29 17 ,
folio qui lai! milite dircctoinent au feuillet ng-î de Rouie, appartient sûrement
au rumine manuscrit que les feuillets xf-M? de Paris.
■Je ne donne pas une description de ces feuillets. Elle coïnciderait mot pour
La pagination a disparu sauf le x, mais le texte montre que ce feuillet fait suite immédiate-
Ad feuillet ûo-x de Home. Or, comme le feuillet xx-ï^est sûrement du même manuscrit que
fte îles feuilbude Paris ^<ï- m*?* les fragments de Rome cotés Borgia CXIII , se trou vent rattachés
funnusrriL
L« ralahijfii e manuscrit porte 129 17 <rn’. fol. 66. Vie de St. Jean l’Évangéiiste. Un feuillet dont
uahdin esl dèrhidb^ ..Inc Exit 9
ifï 11 11 feu d Ici d après l'étendue du texte disparu,
présence d un point rouge dans la lettre o, particularité qui est assez rare.
82
P. LACAU.
mot avec celle donnée par M. Robinson pour Borgia CXI et CX1II. Mais j’ai
reproduit sur la planche Y une page du texte.
Manuscrit B. — Deux feuillets. Parchemin. Haut, (actuelle) o m. 3o cent.:
ils sont rognés en haut. Largeur (réelle) o m. 2 5 cent.
La pagination a disparu. Le texte est écrit sur deux colonnes de trente-deux
lignes (il n’en reste que trente actuellement, mais l’étendue du texte compris
dans la lacune correspond exactement à deux lignes).
Pour le type de l’écriture voir la planche VI. Les majuscules, très grandes,
sont mises en marge et rehaussées de rouge. Au-dessous des majuscules de la
première colonne le signe en rouge et vert. Au-dessus des majuscules de la
seconde colonne -f- en noir rehaussé de rouge. Le <J> est orné d’un point rouge
dans chaque boucle. — Gomme ponctuation on trouve le point • et-: —
• — •; : — ,1e tout orné de rouge. Le î porte toujours lesdeux
points. Au-dessus des lettres on trouve le point ou le trait sans distinction
possible entre les deux. Le trait au-dessus de ic est orné de rouge. Le premier
feuillet est rogné en haut (il manque deux lignes). Du second il ne reste que la
moitié d’une colonne.
Manuscrit C. — Voir la description dans Robinson, Coptic Apocryphal Gospels,
p. xxx.
Je publie le texte des onze feuillets de Paris qui sont inédits. Ils appar-
tiennent aux deux manuscrits A et B et proviennent tous du couvent d Amba
Senoudah, ce qui fixe l’origine des feuillets de Rome cotés Borgia CXI et
Borgia CXIII. Quant au manuscrit G (GXII de Rome) il doit provenir proba-
blement du même couvent, mais rien ne le prouve jusqu’à présent.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
83
[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° i58, r°.)
[xr]
V
(1)
( 1 )
[. . .Jmmok
[e]2CDB NIM : —
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25 ©A ta.x[pg ne]
T6N2HT [KA]
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ci) ©cd[mac]. . . .
62oyo [gmapia]
3o M _ Nh[aPOA]
GY 6 p[m”nTPg]
MA[l X 6 CG OYN]
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(D
^ On ne voit pas combien il manque de lignes.
1 1 .
84
P. LACAU.
(Bibl. NaL, Copte
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 53, r°.)
[Man. A.]
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[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 55, r°.)
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[Man. A.]
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
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[Man. A.]
(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 58 , r°.)
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
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[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° 126 , r°.)
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 75, r°.)
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
101
[Man. B.]
(Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° 92, r°.)
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
103
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FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
105
TRADUCTION.
Une partie de ces textes se retrouve dans les fragments déjà publiés :
Manuscrit A. Le texte des pages [Âr]-M (jusqu a la ligne 46 ) correspond
au texte publié par Guidi , Frammenti Copti, depuis la page 378, ligne 12 , jusqu a
la page 3 80, dernière ligne = Manuscrit C (CXII de Rome).
Le texte qui va de la page mf, ligne 47 : Ney<|>iAAH | NC^NOyse jusqu’à
la page mç, ligne 45 : NTepeMXl .a.6 Mneï | nog, etc. correspond au texte
publié par Guidi, ibid., p. 64 = Manuscrit C (Oxford Clarend. B 3 , i 6) (1 4
Manuscrit B. — Le texte du premier feuillet correspond au texte publié par
Guidi, ibid., depuis la page 377, ligne 1 3 , jusqu’à la page 378, ligne 6 : e< 46 N |
kotk, etc, = Manuscrit G (CXII de Rome).
Le texte du second feuillet correspond au texte publié par Guidi, ibid.,
depuis la page 378, ligne 3 1 , jusqu’à la page 379, ligne 1 7 = Manuscrit G (CXII
de Rome). — Ce texte se retrouve également sur le feuillet Â6-Â? du manu-
scrit A. Il existe donc en triple exemplaire.
Toutes ces parties du texte ont été traduites en anglais par Robinson. On
voudra bien se reporter à cette traduction. Nos deux manuscrits de Paris donnent
un texte identique à celui qui a été publié avec des variantes sans grande impor-
tance pour le sens : il s agit surtout de variantes orthographiques qu’il n’est pas
indispensable de relever pour le moment. Quant aux autres parties de l’ouvrage
qui nous sont données ici pour la première fois en voici la traduction.
Manuscrit A.
Quand Hei ode eut entendu ce qu avaient dit Joseph et Nicodèmeil commença m. i. 47.
par les jeter en prison pour les faire mourir afin qu’ils ne pussent accomplir
leur funeste erreur («Aa voir).
Cependant Carius | fut instruit du mensonge d’Hérode. Et il rassembla les m* Col. 1.
principaux parmi les Juifs : il fit devant eux ce serment : trPar le salut du roi
Tibère si quelque mal arrive à Joseph et à Nicodème, l’épée du roi vous
détruira et votre ville ('gtoA i?) sera brûlée v.
Et ( Ss ) quand ces choses turent arrivées, Hérode exigea (dtiraiTem) de chacun
(1) Ce ieuillet a été publié par Guidi, d’après une copie de Hyvernat. — Robinson a collationné
ce texte et a donné quelques corrections, Coptic Apocryphal Gospels, p. xxxi.
Mémoires , t. IX. ,
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106
P. ÈACAU.
des principaux Juifs | une livre (Xixpa) d’or par homme. Et il amassa une
grande somme (ypn[ia) qu’il donna à Carius pour que celui-ci ne divulguât rien
au sujet de Jésus en présence du roi Tibère. Mais (£i) Carius prit l’argent (ypiifia)
des mains d’Hérode et ne changea pas son langage. Et (ôg) Joseph, voyant que
les Juifs le poursuivaient, quitta Jérusalem et s’en alla à Arimathie.
Et (Ai) Carius emmena | Jean l’apôtre (ànoaloXos^ auprès du roi et il lui
raconta toute chose concernant Jésus. Et le roi Tibère accorda (yapi&crdai) de
grands honneurs à Jean. Et il écrivit au sujet de Jésus ordonnant qu’on le prît
pour le faire roi.
Suivant ce qui est écrit dans les Evangiles (Eva yyêXiov), quand Notre
Seigneur Jésus apprit qu’on venait le prendre de force pour le faire roi, il se
retira | lui-même dans la solitude, afin d’achever les jours de son ascension
(àvâXtrÿisj.
Il s’adressa aux apôtres (àito&loXos) et leur dit : « Mes frères , voici que les jours où
je quitterai ce monde («ocrpos) sont près de s’accomplir. Et (Sè) les choses que mon
Père m’avait données (yapi{saQai)]e. vous les ai données (yapïlsaBat) à vous aussi.
Je n’ai pas négligé de vous instruire dans toutes les choses que vous avez désirées
(g mffvfteïv'). | Pierre c’est toi qui fus le principe (àpyrj) de la vocation de tes frères.
Viens vers moi sur cette pierre (rsérpa) que je te bénisse et que je te rende célèbre
(ôeop.acr7ôs)danstoütrunivers(o(xoyfx6vj;). Ta tête n’aura jamais rien à souffrir, et
(où^g)tes yeux ne seront pas privés de lumière pendant ton sommeil. Ton ongle ne
sera pas arraché , ta chevelure ne s’envolera pas , la pourriture du tombeau (t <xÇ>os)
ne détruira pas ton corps (crcàfia) durant l’éternité; pas un poil (?) (2) de ta peau
ne s’envolera de ta peau | pendant l’éternité. Incline la tête devant moi , ô Pierre :
la droite de mon Père est levée au-dessus de toi; je te consacre (ysipoxovsïv)
archevêque (àp-^tertiaxonos). Que les vingt-quatre vieillards (xspeaGûrepos) rem-
plissent leurs vases (<piaXn) de parfum aujourd’hui, pour le répandre sur toi, ô
Pierre, en te consacrant (■^stpoxovsïv) archevêque (àpytenicrxQTros). Que les quatre
animaux (£&5oi>) te (3) bénissent aujourd’hui en même temps que mon Père , | qu’ils
disent le trisagios (xpi/ràyios'j pour te consacrer (%eipoxoveïv) aujourd’hui , Pierre mon
élu, comme archevêque (àpytemaxonosy Vous, les sept Éons (a iwv) de lumière,
ouvrez-vous l’un après l’autre, parce que la Puissance (ègovcria) de mon Père
va descendre au milieu de vous, pour se poser sur la bouche de Pierre mon élu.
Trésors du ciel et Demeures de mon royaume, réjouissez-vous aujourd’hui, car il
(1) TixiRe.cf. e.ixxse, Sah. = i/âp. Voir F. Robinson, Coptic Apoc. Gospels, p. â h o . note 19.
(2) qjexTHM. Peut-être = pX» : «aucune chose, rien de ce qui est sur ta peau, etc.».
® Ligne 58, lire epoK.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
107
vous sera donné de contempler Pierre mon élu. | Vertus (àpyrj) et Puissances
(ègovaia) du ciel réjouissez-vous, parce qu’il sera w accordé un pouvoir (êgovaia)
indestructible pour l’éternité à la langue de Pierre. Trônes (Spovos) et Domi-
nations, réjouissez-vous aujourd’hui, parce que je donnerai droit de paternité à
mon élu Pierre sur des dizaines de milliers de peuples (Xaos) pour l’éternité.
Univers entier, réjouis-toi aujourd’hui car, j’ai donné à I homme le pouvoir
(ègovaia) de la miséricorde et du pardon. Paradis, réjouis-toi (2) aujourd’hui et |
répands (3) une bonne odeur, car je vais revêtir Pierre d'un vêtement (oBoXB)
immaculé pour l’éternité. Amenté, sois en deuil aujourd’hui ainsi que tes Puis-
sances (ègovaia), car j’ai conclu avec Pierre mon élu une alliance (Si aôrjxt})
éternelle, afin de bâtir mon église (èxxXrjaia) et les portes (izruX?;) de l’Amenté
ne prévaudront pas contre elle. » Et (ôg) telles sont les choses que dit Jésus àApa
Pierre sur la montagne.
Il lui dit : « Simon | Pierre, dis-moi qui je suis ». Et aussitôt Pierre regarda
vers le ciel : il vit les sept cieux qui s’ouvraient les uns après les autres, il vit la
gloire du Père et toutes les légions (rages) des cieux qui descendaient sur la
montagne pour sa consécration (ysiporovéa). Et il vit la main droite du Père bon
( àyaOôs ) qui descendait sur sa tête en même temps (4) que (celle du) | Fils : ils
étaient revêtus (tous deux) du Saint-Esprit. Et quand il les eut aperçus (S-gocpsm)
il tomba aussitôt, et il poussait des exclamations, étendu par terre et disant :
«C’est toi, qui es le Christ, le Fils de Dieu vivant». Jésus lui dit : «Tues heureux
Simon Bar-Iona, parce que ce n’est ni la chair (cràpg) ni le sang qui t’ont révélé
ces choses. Et maintenant lève-toi, que je donne à ta langue le pouvoir (ègovaia)
de ma langue pour lier et pour délier. » Et en même temps il posa sa | main
sur la tête (de Pierre). Toutes les légions (râgis) des cieux prononcèrent le
trisagios (t piaàyios), si bien que (wcrfs) les pierres qui étaient dans la montagne
s’écrièrent avec elles : «Saint, Saint, Saint (agios, agios, agios ) est l’Apa Pierre,
l’archiprêtre (àpyiepsvs) » . Et (Si) dès que Pierre eut reçu ce grand honneur,
son visage devint lumineux à l’instant : il lançait des rayons semblables à ceux
du soleil en présence des apôtres (àn baïïoXos) comme autrefois (celui de) Moïse. Mais
(^g) Jésus voyant que le cœur des apôtres était faible (5) .
Lire comme plus haut, ou gina^, phrase qui suit.
Ligne 5g, nh est pour Ne.
Lignes, roore est pour txxtg.
W «Dans un même mouvement».
Le feuillet qui semble faire suite à celui-ci ne contient que des phrases isolées. Je l’ai publié
tel quel en attendant quon retrouve un nouvel exemplaire de ce texte.
i/t.
Col. 9.
M6 Col. 1
Col. 9.
Col. 1
Col. 9.
108
P. ^ACAU.
Le dernier feuillet fait suite directement au texte traduit par Robinson, Coptic
Apocryphal Gospels, p. 179.
ff (Jette) tes filets une seconde fois». Et(<£s) Jean alla vers lui une seconde fois
et lui dit : ffNous venons de voir quelle science est la tienne : jette tes filets une
seconde fois que nous te voyions». Et il jeta (ses filets) une seconde fois sur la
montagne. Et une grande fumée (xcnrvôs) apparut et aussitôt le diable (AidéoAc?)
comprit (aio-ôtxveadat) et sa puissance disparut. Il dit à Jean : « Est-ce là ta science
à toi aussi». | Jean lui dit: rrLe savant c’est le Christ; c’est lui qui rend
vaine (xaTapyéïv) toute science semblable à la tienne, qui cherche à le tenter
(■aetpâ.&v)v. Et (ôs) mon père Jean prit une pierre et la lui jeta et il l’atteignit avec
force. Le diable s’enfuit honteusement en proférant des malédictions. Et(Æs) les
apôtres (ànocfloXos) s’émerveillaient de son audace. Barthélemy dit à Jésus : «Mon
Seigneur je désirerais (êmûvpeïv') voir | celui que tu as créé pour te rire de lui,
que tu as précipité du haut du ciel et. ..... le nez dans l’ahîme». Jésus lui
dit : ff Barthélemy mon élu, j’ai déclaré que je m’entretenais avec vous afin que
vous me demandiez tout ce que vous désiriez (è7n0ufA£«') et je contenterai votre
cœur à tous. Il ny a pas (où pôvov) d’homme assez fort | pour (supporter) cette
chose que tu me demandes, car c’est une chose épouvantable que de voir cet être
a cause de sa forme (p.oppû) terrifiante®, mais (dÀÀd) voici que celui qui chasse
toute crainte marche avec vous et celui-là c’est moi-même ». Et (£s) au moment où
Jésus parlait, une nuée (se forma) dans la hauteur : c’était la nuée sur laquelle
Moïse et Elie se sont élevés (au ciel), celle dans laquelle se produisit la voix du
Père qui disait : rr Celui-ci est mon (Fils)
^ Ligne 7, a k u_> \mx ( i : je ne comprends pas ce mot.
(2) Je ne comprends pas la construction de cette phrase et traduis par à peu près.
INDEX DES MOTS GRECS" 1 .
dya66s y 3i, 42; 59, 62; 62, 3 1 ; 9 5 , 55.
dyyeXtxrfy 60, 22, 34, 4o.
âyyekoSy 44, 56; 4 7 , 43, 52; 5o, 19; 54,
43; 55, 55.
olst6s 7 56 , 43.
irfp, 8, 58 ; 26 , 39.
a laOdvsaBai (gcoang), 99, 23.
ah la (gtix), 7, 35.
alyjxaXoAala (exMXXtocix), 47, 4 O.
aicov, 94,9.
ixTts (xktin), 59, 33.
£XéxTGjp 9 25, 21, 36, 45,53; 26,4, 26, 3 0 ,
33, 46.
aArjOirivy 54, 6.
aÀrçtes, 6,3.
dXkdy 16, 25; 17, 3; 32, 4o; 46, 2; 56,
22; 64, 3 1 ; 98,41; 100, 38; 102, 5o.
àXkÔT plOSy 16, 2 5.
dXvats (2xxy cic )’ , 5.
âvdkrjÿts (xnx\y m ^ ic )’ 9 2 ’ 33.
dvao-lacrts , 85*, 3i; 86, i3, 35; 101, 44.
dva%<j)psïv (xNXXCDpGl), 6, 62; 62, 2 4.
dvTtxeipévOS (xN^Kl MGNOc) , 64, 44.
dvrtXéyeiv (xNTGlxei re) , 6, 7.
a%tos, 96, 4o, 4o, 4l.
diranetv (xneTGi), 91, 27.
ohra% &Ttk&s (sxnxs. zxnxcDc), 85, 58;
io4, 7.
a Ttapyti, 28, 18; 3 1 , 2 4 .
d maloSy 101, 37.
dirialoXos , i 5 , 7; 25 , 4 , 3 1 ; 29, 2; 48 ,
53 ; 54 , 29, 3 o; 57, 32 ; 58 , 42 , 55 ;
59, 19; 61, i 3 , 3 i; 62, 35 ; 65 , 4 , 9,
1 3 , 5 1 ; 66, 6, 38 ; 92, 2, 35 ; 96, 52 ;
97, 25 ; 99,53; 101, i 5 ; 102, 11; io 3 ,
1 2 .
diro^aatSy 7, 33.
dpfxa ( 2XpMX ) , 5o, 47 , 54; 5i, 4o; 54,
38; 5 7 , 38.
dpydyyeXos , 54, 45.
dpyif 43, 28 ; 93 , 2 ; 94 , 3 1 .
apyteTil'rxOTTQç (xpxHGmcKOnoc) , 58,64;
62 , 47 ; 93 , 4o, 53; 94 , 6 .
dpxiepevs, 7 , 12 ; 16 , 9 ; 28 , 26 , 5 1 ; 29 , 7 ;
32 , 20 ; 43 , 46 ; 96 , 43.
dpx^po(pt{r^ (xpXHnpO<{>HTHc), 60 , 59 .
apyoovy 7 , i 3 ; 61 , 54.
do-Trdlso'Oat (xcnxzc), 27 , 33,34, 36, 38,
43 ; 65 , 1 5.
dar(pa\i%eiv (xC<|>XAl£6) , 45, 24.
aTG7rov 9 8 , 7 .
j3a7r1t%$tv (Bxn^zG , BxnTize), 55, 43; 63,
28 .
/3a7rh<Tlrfs , 25, 60 .
fifjfJLa, 6 , 61 .
f3ig\io8rf)a 7 (bïbxicd 0 hkh), 46, 45.
ydp y 5, 21 ; 8 , 1 , 27 ; 25, 54; 26 , 58 ; 61 ,
61 .
yévoSy 43, 1 4 ; 85, 5o.
yv&o-iSy 46, 48.
Séy passim.
§s>tav6$y 45, 57 ; 47 , 18 ,
StdSokos, 29 , 4; 64, 27 ; 99 , 22 .
SiaBrix*!) 9 5 , 1 5.
StaXOVSÏV (.AJXKCDNGl ) , '48, l3.
SidbtOVO$[1] (jUXK<DNOc[?]), 97 , 23, 4-0.
SlxaiQSy 5,5; 60, 48, 55, 61.
Sixalcos (ajkgcdc), 8 , 1 .
Svvapus, 5o, 33; 54, 5o; 64, 43.
SwazÔSy 45 , 20 , 52.
Scoped y 6 1 , 21 ; (tcdpgx), 60 , 29 .
(1) J’ai donné entre parenthèses la forme copte quand elle diffère de la forme grecque.
HO
éSpoiïos (aeRpeoc), 7 , 37 .
sOvos (26eNOc), 6 , 4; 36 , 62 .
SÎKOJV ( 21 KCDN ) , 69 , 29, 27 ; 60 , 26 .
silirfTt, l5, 46 (gi 6 M HT 6 l), 46, 16 ; ([et]-
MHT 6 l), 59 , 28 .
elpr/vïj 9 43, 3 1 ; 53, 37 ; 58, 5i;65,3i; 66 ,
46, (iphnh), 47 , 33; 53, 4 1 ; 57 , 3;
66,44.
ehcty 17 , 22 ; 101 , 7 .
éxarivrapxos (sGKATONTApXOc), i5, 57 ;
16 , 46; 17 , i4, 28 .
êxxXrjatcty 96 , 19 .
èXdyialos y 61 , 38.
êXevOepovv (exGYoepoY)^ 43, i3.
êXnk (sexmc), 54, 21 .
èvTokïfy 60 , 3.
GNOMACTGC, Voir OVO{iaal6$.
ê%Qv<Ti0Ly 94 , i3, 32, 35, 53; 95 , 10 ; 96 ,
24.
èirtBvp.eîv (GmoyMGi), 85, 24; 92 , 5 7 ;
99 , 60 ; 100 , 18 ; io3, 7 .
èit taxon qs y 44, 2 5.
émrifxdv (gpigt I ma) , 7 , 56.
èithpoitQSy 48, 18 .
ëprjfJLQS (epGMOc), 6 , 28 ; 45, 60 .
épfxrjvevTrfs (2GpM6N6YTHc), 5i, 16 .
épfXyvSlOL ( 2GPM H N I X ) , 5 1 , 49 ; (26PM G Ht a) ,
5i, 55.
ht (aïtgi), 47 , 60 .
svayyéXtov , 92 , 20 .
KvXcoTyfs (cyacdthc), 64, 37 .
59 , 58.
Z&ov (x(DOMt), 93 , 57 .
yyefxwv ( 2 H tgmg>n ) , i5, 42 ; 3 o, i 5 .
S'dXaaaoty 6 , 23.
&SGt)p2Ïv (oGGKDpGl) , 7 , 8 ; 98 , 22 ; (eGCD-
pei), 96 , 4.
Recopia y 86 , 39 , 42.
3-tjptOVy 29 , 52.
&p6vo$y 55, 29 , 33; 63, 16 , 20 ; 94 , 4o.
P. LACAU.
Avorta y 58 , 59 ; 65 , 39 .
xaXtôSy 45 , 26; 49, 34 ; 61,27.
xdfAtVOSy 28, 58 .
XCLItvUy 99, 19.
xapiïUy 28, 19; 3 i, 25 ; 53, 3l.
xcctdy 5 , 19; 7, 4 o; 8, 2.
XCLTCtTZCWZÎv ( KATAnGTGl ) , 43 , 2.
xoLTairérotafiay 8,35.
xoLTotpysîVy 99, 37.
xaTrjyopetv (kathtcdpgi), 88, 4 i.
xontjyopta (KATHrcopix), 89, 21; 90, 4 i.
xetpia (kypia), 85 , 3 ; io 3 , 1.
xsXsueiv (kgagyg), 7, 3 i; 28, 55 ; 69, 9.
xeXoÿ(?), 46 , 57.
XSVTVpiOOV (kgnaypion), 16,8.
xrj 7 rovp 6 s (KYnopoc), 48 , 44 .
xtjpvaaetv (kyPICCg), 25 , 61.
X/?CUT^(KlBœA.Oc), 52 , 1 3 ; (k 1 BOY-A-Oc) ,
53 , 59.
x'kvpovofjieiv ( K A H pO N O H G 1 ) , 44 , 53 .
X\ijpO$y 44 , 10.
xoo-fjLsïv (kocmgi), 59, 5o.
xoapirjaiSy 69 , 5 1 .
xi(T(À0$y 32 , 37; 52 , 11, 22; 53, 44; 57,
7; 58 , 2o;59,25;62,48,57;64,53,
55 ; 65 , 49, 59; 66, 24 , 29, 4 o; 92,
43 .
xovcrIcoStay 5 o, 8.
xpïfxoty 7, 63 ; 17, 9.
xvptaxïfy 47, 46 , 55 .
xcofxdptovy 61, 52 .
xojptaptTtjs y 61, 48 .
Xapurdsy 5 o, 5 o.
\<xé$y 7, 6; 3 o, 12; 94, 48 ; 98, 20.
X/X p(Xy 9I, 3 l.
X 6 yo$y 56 , 32 ; 64 , 4 o.
Xoiptisy 45 , 21.
Xonr 6 v (xoincDN ), 86, 28.
Xvireîv (xYnGl), 29, 39; 65 , 55 ; 97, 16;
101, 48 , 55 ; 102, 5 , 16, 21.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
111
fxdyosy 17, 43 ; 90, 16.
I u<x6vT){$y i 5 , 12; 49, 37; 53 , 47; 57, 10;
66, 32 .
(xotxdptoçy 28, 3 1 ; 3 1 , 29; 64 , 49.
fiapyaphtis (MxpKxpiTHc), 53 , 67; 5 9, 3 i.
(iéXo$y 27, 44 .
fJLSpt$y 44 , 2 .
fisroLvosiv (mgtanoi), 6, 48 .
(Il) y 101, 59.
pd^OTSy 66 , 8 .
JE UJTTCOS y 49, 16.
p.r{rpQLy 26, 10.
(jLOvoyevtfs y 57, i 4 ; 65 , 46 .
çiQpÇ>){ ^mcdp<|>h), 100, 36 .
fio^XoSy 46,9.
fival ijptOVy 56 , 58 ; ( MGCTHplON ) , 61,32;
64 , i 4 .
vôfiQÇy 5 , 16 ; 6 , 36 .
oixovfiévrjy 85 , 33 ; g 3 , 10; io 3 , i 5 .
iXoos (zcdxcdc), 86, 4 1 ; 97, 26.
èfioXoyeïv (z OMOxorei), io 4 , i 5 ;( 2 U>mcd-
xcurGi), 86, 3 .
bvop.aa!6s (gnOMXCTOc), 98, 9.
bpyrjy 17, 5 .
èarov (socon), 43 , 8.
ovSéy 45 , 5 o, 5 1 ; 93, 16.
OV ptâvOVy 32 , 38 , (oY MO) ncdn), 100, 26.
ttOtVTOXpdT&p y 52 , 1; 57, 61; 87, 53 .
rtapdy i 5 , ai; 66, 4 o.
'tsfapaêatvetv (nxpxBx), 60, 3 .
'GfapxStSôvoii (nxpxA.iA.OY)> 26,43; 29,
11; 43 , 35 , 44 ; 47, 2.
<&ap9évù$y 49, 23 ; 5 o, 38 , 5 a; 53 , 53 ; 54 ,
61; 57, 49, 58 ; 59, 55 ; 65 , 23 ; 66,
33 .
'srsipdistv (mpxzx), 48 , 11; (nipxze), 99,
4 i.
iffér p(ty 6, 34 ; 93, 7.
^yrf( uyrH)y 48 , a 3 .
(nGNAric), 44 , i 5 .
25 , 20; 26, 48 .
ifflaltSy 56 , 4 a; 83 , 27.
urialevetv (niCTGYe), 18, 28, 3 i; 3 a, 34 ;
53 , 5 o ; 54 , 27; 56 , 37, 47, 49; 57,
3 o ; 59, 18; 64 , 7; 86, 12; 101, 3 ,
a 4 .
zrXavdv (nxxNx), 90, 58 .
1 isXdvGÇy 27, 48 .
iffXdlZy 52 , 36 .
iffXdapiOLy 43 , 52 ; 98, 8.
zïXrfvy 43 , 48 .
iffXrfaastv (nxYri-i), 16, 52 ; 43 , 20.
'urvsvptct [ un a] : 28, 48 ; 3 i, 43 ; 53 , 21,
5 6 ; 55 , i 5 , 4 i, 47, 5 o; 56 , 18; 69,47,
53 , 54 ; 62, 4 i, 61; 63 , 25 ; 65 , 62;
66,52596, 2.
nsiXtSy 27, 16; 62, 16; 56 , 1, 4 , 27; 58 ,
5 ; 61, 44 , 55 ; 63 , 45 , 62; 66, 18;
91, 22.
GtpéTTQt y 18, 33 .
ÆpecrêuTepos y 93 , 44 .
nspaa^uyrj , 8 , 5 a.
mpocr^opdy 65 , 21.
'ttiïXrjy 28, 1 4 ; 87, 2596, 21.
p wpioiïos (apCDMGOc), 7, 38 .
adpZy 96, 18.
atjfAaivstv (cymang), 26, 54 ; 26, 4 o.
a VplCÏQV (ciMlOlNl), 69, 39.
atvSSvtav (cina.cdnion), 16, 11, a 4 , 37;
18, 5 .
axt ]V}{ (ckynh ), 5 1 , 4 .
aovSdpiov ([coY]»A,AptoN), 85 , 1; io 3 , 3 .
alaatdistv (ctaciazg), 6, 5 .
aidais y 5 , 1 .
alavp6s (c-poc), 8 , 54 ; 27, 19; 28, 26;
56 , 34 ; 64 , 3 ; (ctaypoc), 28,2.
alavpovv (c-fÔY)» 18,9; 26,68; 27, 56 ,
57; 3 o, 26; (ctaypoy)? 5 , 45 ; 3 o,
21; 49, 3 o.
CT6XXOC, voir alvXos .
alzpé&tiXy 8, 62; 5 o, 63 ; 67, 53 .
112
P. LAGAU.
(rlrfkij (cTOXH [sic]), 44 , 17.
<t 1 o\v, 44 , 36 ; 52 , 18; 53 , 20; (ctcdah),
9 5 , 5 .
al par tôt, 5 o, 17.
alvkos (cty^xoc), 55 , 60; (ctgxxoc),
63 , 4 o.
crvyyévsta, 1 5 , 28.
ovyyevrfs, 32 , 4 o.
cyacdthc, voir Çijktkrrrfs.
avvatystv (cYN^re), 58 , 6.
crvvoLycoyyf, go, 27.
auvsvSoxsïv (ceMGyJ±<X>KG\), 89, 47; 90,
38 .
<r(ppay/Çetv (cc|>pArixe), 5 o, 6.
acoptoty i 5 , 8, 23 , 38 ; 16, 18; 18, 1, 7,
34 ; 28, 1,9, 12, 21, 45 ; 3 i, 10, 17:
3 â, 5 , 44 , 45 ; 47, 56 ; 49, n; 54 , 2;
58 , 1 3 ; 64 , 29; 65 , 34 ; 93, 26.
cruTtip, 8, 53 , 57; 26, 1,8, i 5 , a6; 28, 1;
32 , i 4 , 26; 45 , 1, 5 ; 47, 36 ; 48 , 29,
35 , 46 ; 5 i, 36 ; 52 , 7, 5 1 ; 54 , 18, 57;
57, 45 ; 58 , 38 ; 59, 29; 60, 19; 62,
6 , 24 , 29 ; 66 , 1 0.
rdiyyLQL, 1 7, 3 5 ; 63 , 33 ; 64 , 60.
takafatopos (TAAGncDpoc), 46 , 35 .
t d£ts, 5 o, 21,27, ^2,37; (-*-***c), 58 , 8 ;
95, 45 ; 96, 33 .
rct(pos y i 5 , 9, 24 , 39; 16, 4 , 10, 32 ; 18,
23 , 35 ; 47, 42, 63 ; 49, 43 , 58 ; 5 o,
1 5 ; 83 , 10; 93, 25 ; 101, 34 , 4 1 ; 102,
2, i 3 , 39; ( ta<|>o>c) , 86, 17.
t<xj 5 , 58 .
r ayv (txxh), 45 , 22.
t/t kos, 7, 36 .
t 6 tto $ , 58 , 2 3 .
t 6 ts y 43 , 33 ; 54 , 16; 57, 24 , 45 ; 59, 8;
60 , 27 ; 62 , 28 , 39 ; 65 , 12 ; 66 , 25 ;
88 , 5 g.
Tpanela, 25 , 1 1 , 24 , 3 o ; (TpxnHXx) , 25 , 5 .
rpixétyakos , 46 , 56 .
Tpiudyios ( Tpicaxnoc) , 94 , 1596 , 35 .
T pQtytfy 61 , 10 .
TV 7 TQS y 25 , 58 .
vSps/a 5 q, 23 .
vpLvsïv ( 2 y mn 6 Y 6 )? ^ 7 ’ ^ 7 » 5 o, 55 ; 59 ,
56 .
ÿfXVOS ( 2 YM NOC j , 47 , 49 .
VTïvpérrjs (âY ne F 6 [ T hc]) ? 3 o, 10 .
VTTOflévSfV ( 2 Y nOMINH ), 60 , 57 .
Çtépetv (<J>[epe]i), 58 , 36 .
( ptaXïi , 93 , 46 .
(povevs, 5 , 22 ,
yjxipsw (xxipe), 62 , 8 , 12 , i 5 , 18 , 23 ,
26 , 3 i, 36 ; 66 , 38 , 42 .
yapoMTnp, 69 , 38 ,
yapitecrdai (xxpize), 61 , 22 ; 92 , 9 , 47 ,
4 9 ; 97 » 9 -
yeipOTOVSÎV (xipOA,ON 6 l ), 62 , 45 ;(xipœ-
a.con 6 i), 93 , 38 , 62 ; 94 , 3 .
yetpOTQvla (xipcDAADNi a), 9 5 , 5 i.
X*{pa, 48 , 27 .
ypr/fÂCL, 91 , 35 , 44 .
^pa, 56 , 46 ; 88 , 37 ; 89 , 8 .
ÿvyv', 28 , 7 , 44 ; 3 i, 1 5 , 4 o; 32 , 28 ; 45 ,
61 ; 56 , 54 ; 64 , 12 .
â y 2 5 , 49 et passim.
^(acuc), 16 , 42 ; 86 , 58 .
Sais (acDCA^e), 96 , 37 ; (acDCTe), 64 , 18 .
INDEX DES NOMS PROPRES.
ABRATCDN , 45 , 10 .
ABpA 2 AM , ÔO , 50 .
aaam , 8 , 55 ; 43 , 18 , 27 ; 47 , 27 ; 53 , 62 ;
5 g, 4 , 11 , 27 ; 60 , 1 , 27 , 47 ; 61 , 23 ;
86 , 55 ; 87 , i 3 .
AICDN, 52 , 33 .
AX<J>AI OC , 64 , 24 .
amntc, 28 , 7 ; 3 1 , 16 ; 45 , 4 , 23 , 55 ;
85 , 18 ; 87 , 2 ; 95 , 8 , 21 .
an an 1 ac , 27 , i 4 ; 28 , 5 , 5 , 3 â; 3 i, 8 , i 3 ,
47 ; 32 , 28 , 33 .
an A, p 6 Ac , 55 , 58 ; 63 , 38 .
ANNAC, 89 , 55 .
ApiMAOBA, 29 , 19 ; ApiMAGAIA, 91 , 67 .
BApAKBAC, 5 , 26 , 38 .
BApooxoMCOC , 54 , 3 o; 56 , 53 ; rapocd-
XCÜMCOC, 97 , 43 ; 99 , 57 ; 10 0 , 12 ;BAp-
ooxomaioc, 57 , 34 ; 59 , 21 ; 61 , 3 ,
3 o, 36 , 47 ; 64 , 10 ; 65 , 11 , i 5 .
RA pï CD N A , 96 , 17 .
[bc]xiap, 43 , 1 .
B 6 P 6 NIKH, 48 , 21 .
BH 0 ANIA, 104 , 11 ; BYO^NIA, 85 , 62 .
BH 0 X 66 M, 27 , l 5 .
TARpiHX, 58 , l 6 .
r Axi xai a , 58 , 47 ; 65 , 29 ; 66 , 3 o; kaai-
xai a , 88 , 32 .
FAM AAI HX , 17 , 32 .
A.AY 61 A., 27 , 17 .
AHMAC, 7 , 55 ; 8 , 12 .
AJ BH pi AC, 90 , 3 ; A.I BGpi AC , 9 1 , 1 2 , 4 i;
9 â ’ 9 -
6 Y 2 A, 59 , 49 ; 60 , l 4 .
Mémoires > t. IX.
0cdmac, 56 , 4 1 ; 83 , 4 , 1 3 , 28; 98, 17,
34 ; 101, 19, 29, 48 , 54 ; 102, 6, 17,
26 , 35 , 4 i, 52 .
1 akcdboc , 48 , 5 ; 56 , 3 ; 63 , 44 ; iakkcd-
[roc], 97, i 4 .
1 AKCDBOC nAAX<|>AIOC, 64 , 23 .
iakcdb (ie Juste), 60, 54 .
Te (ihcoyc), 5 , 27, 4 1 ; 8, i 3 , 21, 4 1 ;
i 5 , 9, 24, 39; 16, 29, 38 , 43 ; 18, 1,
7, 10, 20; 25 , 34 , 47;26, 29, 5 o; 27,
19, 34 , 35 , 37, 59; 3 o, i 4 , 43 ; 3 1 , 4 ;
43 , 11, i 3 , 33 ; 45 , i 5 ; 57, 12, 25 ;
60, 43 ; 65 , 27; 83 , 3 ; 84 , 28; 85 , 4 ,
g, 17,38,42; 86, 3 1 , 38 ; 88 , i 4 , 19,
25 , 28, 5 5 ; 89, i,i 4 , 23,37; 9 °’ ±1 *
4 6 ; 91, 4 o ; 92 , 7, i 5 , 23 ; 95, 24 ; 96,
1 4 , 56 ; 99, 58 ; 100, 10, 45 ; 101, 4 ,
11, i 4 , 47.
5 , 12, 48 ; 6, 2, 11; 7, 42 ; i 5 ,
56 ; 16, 7; 17, 21, 2 3 , 4 1; 18, 12, 26;
25 , 38 ; 27, 2, 48 ; 29, 26; 49, 29, 54 ;
88, 17589, 3 1, 58590, 28,37; 91,5,
3 o, 52 .
lOY^Aix, 89, 6, 27.
IOYA.AC niCKApiCDTHC, 43 , 37.
ioy-^c, 29, 2, 16, 23 , 34 ; 3 o, 8; 43 ,
43 ; 44 , 1; 46 , 5 o; 47, 2.
GICAAK, 60, 52 .
iCKAplCDTHC, 43 , 38 .
I HX (lepAHx), 86*, 10.
ICDANNA, 48 , 16.
ICD2AN N HC n BÀHT 1 CT HC , 25 , 5 g.
KD2AN n hc , 56 , 1 3 ; 63 , 53 ; 92, 1, 12;
99, 3, 24 , 3 1 , 44 .
ICDB , 60, 56 .
ia>CH<j> n AApi MA 06 A , 29, 1 8.
i5
114
*P. LAGAU.
io>CH<j>, 1 5 , 26; 18, i 3 , 4 o; 29, 3 i, 37;
90, 32 , 5 o; 91, 1 5 , 5 o.
kacin, 46 , 5 1 ; 47, 1 1.
kaiac|>ac , 89 , 56 .
kaicap, 5 , 63 ; 6, 57.
Kxpioc, 88, 5 1, 59; 90, 1; 91, 1, 37, 43 ,
59; KApiCOC, 89, 35 .
KAcj)ApNAOYM , 48 , 25 .
K6CTAC , 7, 46 .
KHM6, 6, 20.
aazapoc, 84 , 19, 3 o ; 85 , 8, 36 , 47; 86,
18, 21, 29, 49; 87, 47, 5 0 ; 88, 2, 9,
22, 29; toi, 1 3 ; 102,45; io 3 , 18;
1 o 4 , 19.
Al A , 48 , 27.
MATAAXI N H , 48 , 3 .
MAOAIOC, 64 , 1 6 ; MATOAIOC, 56 , 62.
maoiac, 25 , 19, 34 , 5 o ; 26, 5 o ; 64 ,
5 o.
mapoa, 48 , 1 4 ; 83 , 24 , 3 0 ; 101, 1, 9.
MApiA TMATA.AAINH , 48 , 3 .
MApiA TAIAKCDBOC, 48 , 5 .
m Api a (la Vierge), 26, 8; 48 , 55 ; 4 g,
1, 9, 22; 5 1 , 12, 27, 35 ; 52 , 47; 53,
52 ; 54 , 7; 57, 11; 58 , 54 ; 60, 12; 66,
33 .
mapia (sœur de Marthe), 48 , 12; 83 , 24;
101, 10.
MApiaAM, 5 1 , 5 i, 54 .
MCAXip, 43 , 3 .
MIXAHA, 58 , 1 5 ; 59, 9; 60, 20.
Moy, 43 , 9; 45 , 12, 54 ; 47, 17; 58 , 19.
mci>ychc, 6, 48 ; 60, 58 ; 96, 54 ; 100,
5 o.
nacin, 48 , 32 .
NAxtopAioc, 18, 29.
N I KOAYMOC , 18, 1 4 ; NCI KCD.A.h| Mo]c ,
18, 4 1 ; nikcda.ymoc, 90, 33 , 5 1 ; 91,
1 5 .
nApA_A.icoc , 8, 25 ; 52 , 38 , 43 ; 53 , 27;
87, 3 o, 33 .
nerpoc, 5 1 , i 4 ; 55 , 1; 93, 1, 34 , 5 1 ;
94, 6, 19, 3 o, 39, 47; 95, 4 , i 4 , 26
36 ; 96, 42 , 47 ;(cimcdn neTpoc, 95,
3 o).
niAATOc, 5 , 9; 6, 1, 60; 7, 32; 18, 18;
3 o, 17; neiAATOc, 1 5 , 55 ; 16, 1 4 , 27,
33 , 59; 17, 12, 27, 42 .
CABBATCDN, 88, 21; 90, 23 .
CAACDMH, 48 , 10.
CATANAC, 44 , 18; CAA.ANAC, 48 , 8;
98, 2.
CGpA<J>i n , 54 , 4 g; 55 , 54 ; 58 , 4 ; 59 , 1 ;
Z 6 pA<j>IN, 26, 1 5 ; 5 o, 28.
CIMCDN BApiCDNA, 96, 1 6.
cimcdn neTpoc, 95, 3 o.
CIMCDN nCYACDTHC, 64 , 37 .
cymccdn, 48 , 48 .
TOOY NNJCOCIT, 97, 36 ; rooy nnc-
-X.OCIT , 48 , 5 1; 58 , 57; 62, 8.
<}>iAinnoc (le roi), 88, 37; 89, 9.
<J>iAinnoc, 56 , 27; 63 , 61; 97, 22.
<j>ixorHC, 48 , 43 , 56 , 60; 49, 21; 5 i,
32 .
XAipoyKiN, 5 o , 22 , 57 ; 57 , 39 ; 58 , 3 1 ;
xepoyBiN, 26, 1 4 ; 54 , 3 g, 48 ; 55 , 53 .
xoyzx, 48 , 17 .
xc (xpictoc), 5 , 43 ; 27, 61; 3 1, 6; 47,
58 ; 49, 25 ; 96, 11.
2 HAIAC, 100 , 5 i.
2HpcD.A.Hc , 46 , 52; 47,7; 88, 34, 48 ; 89,
2, 11, 42; 90, 47; 91, 3 , 26, 4 6 ; z y-
PCDA-HC, 48 , 19.
iTÂHM ( 2 icpoycaahm), 56 , 1; 63 , 42 ;
91 , 55 .
ZiepCDKATHC, 61, 53 .
LISTE
DES FEUILLETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE QUI SONT PUBLIÉS
DANS CE VOLUME.
Copte 78 ,
folio 5 = page
5 9
—
6 = -
61
—
7= ~
63
—
8 = -
65
Copte 12 g 17 ,
folio 3 1 = page
45
—
32 = —
57
—
33= -
4 7
—
34= -
H
—
35= -
5 1 .
—
36= -
53
—
3 7= -
i5
—
38= -
1 7
—
5o = —
5,
—
5i = -
27 .
—
53 = -
85.
—
54 = -
87 ,
—
55 - -
89 .
—
56= —
9 1,
Copte 1 2 9 17 , folio
5-7 = P a 8 e 9 3 -
—
58 = — 95 .
—
5 9 = - 2 9-
—
60 = — 3 1 .
—
6 l = — 25.
—
63 = — 43.
—
66 = - 55.
—
7 5 = - 99-
Copte 1 2 9 18 , folio
92 = page îoi.
—
126 = - 97 .
—
1 4o = — 7 .
—
1 5 1 = — 1 o3.
_
1 58 = - 83.
TABLE DES MATIÈRES.
PAGES.
Introduction 1
I. Acta Pilati 1
II. Évangile (?) apocryphe 1 ^
III. Évangile (?) apocryphe 2 3
IV. Apocalypse de Barthélemy 3 9
V. Évangile (?) apocryphe 79
Index des mots grecs 10 9
Index des noms propres 1 1 ^
Liste des feuillets de la Bibliothèque Nationale qui sont publiés dans ce volume 1 1 5
MÉMOIRES, T. IX. - FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
MÉMOIRES, T. IX,
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
PI. II
Bibliothèque Nationale. Copte 129 ,7 , folio 37, verso.
PI. III
MÉMOIRES, T. IX. - FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
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Bibliothèque Nationale. Copte 129 17 , folio 34, verso.
MÉMOIRES, T. IX. -- FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
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Bibliothèque Nationale. Copte 78, folio 7, recto.
MÉMOIRES, T. IX. — FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
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Phototypie Berthaud, Paris.
Bibliothèque Nationale. Copte 129 11 , folio 54, recto.
MÉMOIRES, T. IX.
FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES.
PI. VI
Phototypie Berthaud, Paris.
Bibliothèque Nationale. Copte 129 1S , folio 92, recto.